
Chouaib.S
Le passeport marocain continue de souffrir d’un déficit de crédibilité sur la scène internationale. Classé seulement 122e dans le Global Passport Index 2026, il illustre une réalité que des millions de Marocains vivent au quotidien : celle d’une liberté de circulation fortement restreinte, malgré les discours officiels vantant le rayonnement du Royaume.
Certes, les détenteurs d’un passeport marocain peuvent accéder sans visa à 43 pays. Mais ce chiffre masque une réalité bien moins flatteuse : pour environ 82 destinations parmi les plus importantes au monde, un visa demeure indispensable. Les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Japon, la Chine ou encore le Canada restent soumis à des procédures longues, coûteuses et parfois humiliantes.
Pour les étudiants, les chercheurs, les entrepreneurs ou les familles souhaitant rendre visite à leurs proches, chaque voyage devient un véritable parcours du combattant : dossiers interminables, justificatifs financiers, rendez-vous consulaires difficiles à obtenir et délais d’attente souvent imprévisibles. La mobilité internationale, devenue un levier essentiel de développement, reste ainsi un privilège auquel beaucoup de Marocains n’ont qu’un accès limité.
Ce mauvais classement soulève également une question de fond : pourquoi un pays qui revendique une stabilité politique, multiplie les accords économiques et affiche de grandes ambitions diplomatiques peine-t-il encore à obtenir davantage d’accords de suppression de visas avec les principales puissances mondiales ? La réponse ne peut être réduite à la seule question migratoire. Elle renvoie aussi à la qualité des relations bilatérales, à la confiance des partenaires étrangers dans les mécanismes de contrôle, ainsi qu’à la capacité de la diplomatie marocaine à défendre concrètement les intérêts de ses citoyens.
Le contraste est d’autant plus frappant pour les Marocains résidant à l’étranger. Ceux qui possèdent une double nationalité bénéficient d’une liberté de circulation incomparable, alors que leurs compatriotes restés au pays continuent de subir des barrières administratives qui limitent leurs projets professionnels, universitaires et personnels.
Au-delà du simple droit de voyager, le passeport est devenu un véritable indicateur de la place qu’occupe un pays dans le monde. Il reflète le niveau de confiance accordé à ses institutions, la solidité de ses partenariats internationaux et la capacité de ses citoyens à circuler, investir, travailler et construire leur avenir sans obstacles excessifs.
Le classement 2026 constitue donc un signal d’alarme. Si le passeport marocain demeure mieux positionné que celui de certains pays de la région, cette comparaison ne saurait masquer l’essentiel. Dans un monde où la mobilité est devenue un facteur de compétitivité et d’épanouissement, le Maroc reste loin des standards internationaux. Les autorités gagneraient à considérer ce classement non comme une simple statistique, mais comme un appel à renforcer l’action diplomatique, à négocier davantage d’accords de mobilité et à faire de la liberté de circulation des citoyens une véritable priorité nationale.
Le passeport marocain continue de souffrir d’un déficit de crédibilité sur la scène internationale. Classé seulement 122e dans le Global Passport Index 2026, il illustre une réalité que des millions de Marocains vivent au quotidien : celle d’une liberté de circulation fortement restreinte, malgré les discours officiels vantant le rayonnement du Royaume.
Certes, les détenteurs d’un passeport marocain peuvent accéder sans visa à 43 pays. Mais ce chiffre masque une réalité bien moins flatteuse : pour environ 82 destinations parmi les plus importantes au monde, un visa demeure indispensable. Les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Japon, la Chine ou encore le Canada restent soumis à des procédures longues, coûteuses et parfois humiliantes.
Pour les étudiants, les chercheurs, les entrepreneurs ou les familles souhaitant rendre visite à leurs proches, chaque voyage devient un véritable parcours du combattant : dossiers interminables, justificatifs financiers, rendez-vous consulaires difficiles à obtenir et délais d’attente souvent imprévisibles. La mobilité internationale, devenue un levier essentiel de développement, reste ainsi un privilège auquel beaucoup de Marocains n’ont qu’un accès limité.
Ce mauvais classement soulève également une question de fond : pourquoi un pays qui revendique une stabilité politique, multiplie les accords économiques et affiche de grandes ambitions diplomatiques peine-t-il encore à obtenir davantage d’accords de suppression de visas avec les principales puissances mondiales ? La réponse ne peut être réduite à la seule question migratoire. Elle renvoie aussi à la qualité des relations bilatérales, à la confiance des partenaires étrangers dans les mécanismes de contrôle, ainsi qu’à la capacité de la diplomatie marocaine à défendre concrètement les intérêts de ses citoyens.
Le contraste est d’autant plus frappant pour les Marocains résidant à l’étranger. Ceux qui possèdent une double nationalité bénéficient d’une liberté de circulation incomparable, alors que leurs compatriotes restés au pays continuent de subir des barrières administratives qui limitent leurs projets professionnels, universitaires et personnels.
Au-delà du simple droit de voyager, le passeport est devenu un véritable indicateur de la place qu’occupe un pays dans le monde. Il reflète le niveau de confiance accordé à ses institutions, la solidité de ses partenariats internationaux et la capacité de ses citoyens à circuler, investir, travailler et construire leur avenir sans obstacles excessifs.
Le classement 2026 constitue donc un signal d’alarme. Si le passeport marocain demeure mieux positionné que celui de certains pays de la région, cette comparaison ne saurait masquer l’essentiel. Dans un monde où la mobilité est devenue un facteur de compétitivité et d’épanouissement, le Maroc reste loin des standards internationaux. Les autorités gagneraient à considérer ce classement non comme une simple statistique, mais comme un appel à renforcer l’action diplomatique, à négocier davantage d’accords de mobilité et à faire de la liberté de circulation des citoyens une véritable priorité nationale.



