
Chouaib.S
Le procès de l’affaire dite de « l’Escobar du Sahara » a connu son premier dénouement jeudi soir avec un verdict particulièrement attendu. La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a condamné Saïd Naciri, ancien président du Wydad Athletic Club (WAC) et ex-député du Parti Authenticité et Modernité (PAM), à dix ans de prison ferme. Abdennabi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental et lui aussi ex-dirigeant du PAM, a, quant à lui, écopé de douze ans de réclusion.
Ces condamnations interviennent au terme d’un procès-fleuve qui aura duré plus de deux ans et donné lieu à des dizaines d’audiences. Les avocats des principaux accusés étaient absents lors du prononcé du jugement, en raison de la grève nationale observée par les barreaux pour protester contre le projet de réforme de la profession d’avocat porté par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi.
L’affaire avait éclaté après les révélations d’Ahmed Ben Ibrahim, un ressortissant malien condamné pour trafic international de drogue et surnommé « Escobar du Sahara ». Depuis sa cellule de la prison d’El Jadida, il avait accusé plusieurs personnalités influentes d’avoir participé ou facilité des activités liées à un vaste réseau criminel, déclenchant une enquête qui a ébranlé les sphères politique, économique et sportive.
Au-delà des peines prononcées, une question demeure : ces condamnations sont-elles proportionnelles à la gravité des faits reprochés ? Lorsqu’une affaire met en cause d’anciens élus, des responsables politiques et des personnalités occupant des fonctions de premier plan, les attentes de l’opinion publique dépassent le simple prononcé d’une peine. Elles portent également sur le démantèlement des réseaux, l’identification de toutes les responsabilités et la récupération des éventuels avoirs issus d’activités illicites.
Pour certains, ces peines constituent un signal fort démontrant que nul n’est au-dessus de la loi. Pour d’autres, elles paraissent insuffisantes au regard de l’ampleur présumée des faits, des moyens mobilisés et des conséquences du trafic de drogue sur la société. Quoi qu’il en soit, ce jugement de première instance ne marque sans doute pas la fin de ce dossier, les voies de recours restant ouvertes. Il appartiendra désormais à la justice de confirmer, d’infirmer ou d’alourdir ces condamnations en appel, tout en veillant au respect des garanties d’un procès équitable.
Le procès de l’affaire dite de « l’Escobar du Sahara » a connu son premier dénouement jeudi soir avec un verdict particulièrement attendu. La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a condamné Saïd Naciri, ancien président du Wydad Athletic Club (WAC) et ex-député du Parti Authenticité et Modernité (PAM), à dix ans de prison ferme. Abdennabi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental et lui aussi ex-dirigeant du PAM, a, quant à lui, écopé de douze ans de réclusion.
Ces condamnations interviennent au terme d’un procès-fleuve qui aura duré plus de deux ans et donné lieu à des dizaines d’audiences. Les avocats des principaux accusés étaient absents lors du prononcé du jugement, en raison de la grève nationale observée par les barreaux pour protester contre le projet de réforme de la profession d’avocat porté par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi.
L’affaire avait éclaté après les révélations d’Ahmed Ben Ibrahim, un ressortissant malien condamné pour trafic international de drogue et surnommé « Escobar du Sahara ». Depuis sa cellule de la prison d’El Jadida, il avait accusé plusieurs personnalités influentes d’avoir participé ou facilité des activités liées à un vaste réseau criminel, déclenchant une enquête qui a ébranlé les sphères politique, économique et sportive.
Au-delà des peines prononcées, une question demeure : ces condamnations sont-elles proportionnelles à la gravité des faits reprochés ? Lorsqu’une affaire met en cause d’anciens élus, des responsables politiques et des personnalités occupant des fonctions de premier plan, les attentes de l’opinion publique dépassent le simple prononcé d’une peine. Elles portent également sur le démantèlement des réseaux, l’identification de toutes les responsabilités et la récupération des éventuels avoirs issus d’activités illicites.
Pour certains, ces peines constituent un signal fort démontrant que nul n’est au-dessus de la loi. Pour d’autres, elles paraissent insuffisantes au regard de l’ampleur présumée des faits, des moyens mobilisés et des conséquences du trafic de drogue sur la société. Quoi qu’il en soit, ce jugement de première instance ne marque sans doute pas la fin de ce dossier, les voies de recours restant ouvertes. Il appartiendra désormais à la justice de confirmer, d’infirmer ou d’alourdir ces condamnations en appel, tout en veillant au respect des garanties d’un procès équitable.




