
Chouaib.S
Le gouvernement marocain a officiellement annoncé le retour à l’heure GMT à compter du 20 septembre 2026, mettant ainsi un terme au régime de GMT+1 instauré en 2018. Présentée comme une simple modification technique de l’heure légale, cette décision soulève pourtant de nombreuses interrogations sur son calendrier et ses véritables motivations.
Pendant près de huit ans, des millions de Marocains ont dénoncé les effets de GMT+1 sur leur quotidien : enfants contraints de rejoindre l’école avant le lever du soleil, rythmes biologiques perturbés, difficultés pour les familles et critiques récurrentes des syndicats, des associations de parents d’élèves et de nombreux experts. Malgré cette contestation persistante, les différents gouvernements ont toujours défendu le maintien de cette mesure, invoquant des arguments économiques, énergétiques et administratifs.
Pourquoi, dès lors, revenir aujourd’hui sur une décision que l’exécutif présentait hier encore comme indispensable au développement du pays ? La proximité des élections législatives nourrit inévitablement les interrogations. Beaucoup y voient moins une révision fondée sur une nouvelle évaluation scientifique qu’un geste politique destiné à séduire un électorat lassé par la cherté de la vie, le chômage et une succession de décisions impopulaires.
Cette volte-face donne l’impression que certaines politiques publiques peuvent être abandonnées non parce qu’elles étaient inefficaces, mais parce qu’elles deviennent électoralement coûteuses. Une telle perception risque d’affaiblir la confiance des citoyens dans la cohérence de l’action publique. Si GMT+1 était réellement bénéfique pour l’économie nationale, pourquoi y renoncer aujourd’hui ? À l’inverse, si cette mesure était préjudiciable, pourquoi avoir imposé son maintien pendant toutes ces années malgré les protestations ?
Une réforme aussi sensible mérite d’être fondée sur des études transparentes, des données objectives et une véritable concertation avec les acteurs concernés. Les décisions qui touchent directement la vie quotidienne de millions de citoyens ne devraient pas varier au gré des échéances électorales.
Le retour à GMT sera sans doute accueilli favorablement par une partie de la population. Mais il laissera également une question essentielle en suspens : s’agit-il d’une reconnaissance tardive d’une erreur politique ou d’une opération de séduction électorale à quelques semaines d’un scrutin décisif ? Dans une démocratie mature, les choix structurants devraient être dictés par l’intérêt général, et non par le calendrier électoral.
Le gouvernement marocain a officiellement annoncé le retour à l’heure GMT à compter du 20 septembre 2026, mettant ainsi un terme au régime de GMT+1 instauré en 2018. Présentée comme une simple modification technique de l’heure légale, cette décision soulève pourtant de nombreuses interrogations sur son calendrier et ses véritables motivations.
Pendant près de huit ans, des millions de Marocains ont dénoncé les effets de GMT+1 sur leur quotidien : enfants contraints de rejoindre l’école avant le lever du soleil, rythmes biologiques perturbés, difficultés pour les familles et critiques récurrentes des syndicats, des associations de parents d’élèves et de nombreux experts. Malgré cette contestation persistante, les différents gouvernements ont toujours défendu le maintien de cette mesure, invoquant des arguments économiques, énergétiques et administratifs.
Pourquoi, dès lors, revenir aujourd’hui sur une décision que l’exécutif présentait hier encore comme indispensable au développement du pays ? La proximité des élections législatives nourrit inévitablement les interrogations. Beaucoup y voient moins une révision fondée sur une nouvelle évaluation scientifique qu’un geste politique destiné à séduire un électorat lassé par la cherté de la vie, le chômage et une succession de décisions impopulaires.
Cette volte-face donne l’impression que certaines politiques publiques peuvent être abandonnées non parce qu’elles étaient inefficaces, mais parce qu’elles deviennent électoralement coûteuses. Une telle perception risque d’affaiblir la confiance des citoyens dans la cohérence de l’action publique. Si GMT+1 était réellement bénéfique pour l’économie nationale, pourquoi y renoncer aujourd’hui ? À l’inverse, si cette mesure était préjudiciable, pourquoi avoir imposé son maintien pendant toutes ces années malgré les protestations ?
Une réforme aussi sensible mérite d’être fondée sur des études transparentes, des données objectives et une véritable concertation avec les acteurs concernés. Les décisions qui touchent directement la vie quotidienne de millions de citoyens ne devraient pas varier au gré des échéances électorales.
Le retour à GMT sera sans doute accueilli favorablement par une partie de la population. Mais il laissera également une question essentielle en suspens : s’agit-il d’une reconnaissance tardive d’une erreur politique ou d’une opération de séduction électorale à quelques semaines d’un scrutin décisif ? Dans une démocratie mature, les choix structurants devraient être dictés par l’intérêt général, et non par le calendrier électoral.



