
Chouaib.S
À quelques mois d’échéances politiques majeures, le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, semble laisser derrière lui une succession de polémiques, de tensions et de crises. Au lieu de rassembler les acteurs de la justice autour d’une réforme concertée, il a réussi à provoquer une fracture profonde avec l’ensemble des barreaux du Royaume.
La réforme de la profession d’avocat, élaborée sans véritable consensus selon les représentants de la profession, est devenue le symbole d’une gouvernance jugée autoritaire et méprisante envers les corps intermédiaires. Malgré plusieurs amendements présentés au Parlement, les avocats dénoncent un simple exercice de communication, estimant que leurs principales revendications ont été ignorées et que le texte demeure contraire à l’éthique, à l’indépendance de la défense et à la déontologie.
Face à ce qu’ils considèrent comme une fin de non-recevoir, les avocats ont durci leur mouvement. Après plusieurs jours de grève, ils menacent désormais de recourir à des actions plus radicales, allant jusqu’à une grève illimitée. Leur exigence est claire : le retrait pur et simple du projet de loi, l’ouverture de véritables négociations sous l’arbitrage du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et la recherche d’un compromis respectueux de la profession.
Mais au-delà du bras de fer entre le ministre et les avocats, ce sont les citoyens qui risquent de payer le prix fort. Une paralysie durable des tribunaux retarderait des milliers de dossiers, pénaliserait les justiciables et toucherait particulièrement les Marocains résidant à l’étranger, qui profitent de leur séjour estival pour régler leurs affaires judiciaires.
Cette nouvelle crise vient s’ajouter à une longue série de controverses ayant marqué le passage d’Abdelatif Ouahbi au ministère de la Justice. Au lieu d’apaiser les tensions et de restaurer la confiance dans les institutions, son style de gestion apparaît de plus en plus comme un facteur de division. Une réforme de la justice ne peut être imposée contre ceux qui la font vivre au quotidien. Le dialogue, le respect et la concertation ne sont pas des signes de faiblesse, mais les fondements mêmes d’un État de droit.
À force de multiplier les conflits avec les professionnels de la justice, le ministre donne l’image d’un responsable qui sème davantage la zizanie que les solutions. Une réforme aussi sensible exige de la compétence, de l’écoute et du sens de l’État. À défaut, c’est toute la crédibilité de la justice qui se trouve fragilisée.
À quelques mois d’échéances politiques majeures, le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, semble laisser derrière lui une succession de polémiques, de tensions et de crises. Au lieu de rassembler les acteurs de la justice autour d’une réforme concertée, il a réussi à provoquer une fracture profonde avec l’ensemble des barreaux du Royaume.
La réforme de la profession d’avocat, élaborée sans véritable consensus selon les représentants de la profession, est devenue le symbole d’une gouvernance jugée autoritaire et méprisante envers les corps intermédiaires. Malgré plusieurs amendements présentés au Parlement, les avocats dénoncent un simple exercice de communication, estimant que leurs principales revendications ont été ignorées et que le texte demeure contraire à l’éthique, à l’indépendance de la défense et à la déontologie.
Face à ce qu’ils considèrent comme une fin de non-recevoir, les avocats ont durci leur mouvement. Après plusieurs jours de grève, ils menacent désormais de recourir à des actions plus radicales, allant jusqu’à une grève illimitée. Leur exigence est claire : le retrait pur et simple du projet de loi, l’ouverture de véritables négociations sous l’arbitrage du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et la recherche d’un compromis respectueux de la profession.
Mais au-delà du bras de fer entre le ministre et les avocats, ce sont les citoyens qui risquent de payer le prix fort. Une paralysie durable des tribunaux retarderait des milliers de dossiers, pénaliserait les justiciables et toucherait particulièrement les Marocains résidant à l’étranger, qui profitent de leur séjour estival pour régler leurs affaires judiciaires.
Cette nouvelle crise vient s’ajouter à une longue série de controverses ayant marqué le passage d’Abdelatif Ouahbi au ministère de la Justice. Au lieu d’apaiser les tensions et de restaurer la confiance dans les institutions, son style de gestion apparaît de plus en plus comme un facteur de division. Une réforme de la justice ne peut être imposée contre ceux qui la font vivre au quotidien. Le dialogue, le respect et la concertation ne sont pas des signes de faiblesse, mais les fondements mêmes d’un État de droit.
À force de multiplier les conflits avec les professionnels de la justice, le ministre donne l’image d’un responsable qui sème davantage la zizanie que les solutions. Une réforme aussi sensible exige de la compétence, de l’écoute et du sens de l’État. À défaut, c’est toute la crédibilité de la justice qui se trouve fragilisée.




