
Chouaib.S
La situation a brutalement dégénéré à Tindouf dans la nuit du 28 au 29 avril 2026, révélant une fois de plus l’extrême fragilité des camps sahraouis installés sur le sol algérien. Des affrontements armés d’une rare intensité ont opposé des factions rivales, principalement issues de la tribu des Ouled Dlim, transformant des zones d’habitation en véritables scènes de guerre. Coups de feu, poursuites en véhicules et violences à l’arme blanche ont plongé les populations civiles dans la peur, contraintes de se terrer chez elles face à une insécurité incontrôlable.
Ce nouvel épisode met en lumière un effondrement manifeste de l’ordre public. Les milices du Polisario, censées assurer la sécurité, apparaissent dépassées, incapables de contenir les rivalités internes. Plus inquiétant encore, ces violences se déroulent sur un territoire placé sous la responsabilité directe de l’armée algérienne, dont le silence et l’inaction interrogent. Comment expliquer qu’un tel niveau de chaos puisse s’installer sans réaction ferme des autorités d’Alger ?
L’escalade a atteint un seuil critique lorsque les affrontements ont basculé vers l’usage d’armes à feu. Un jeune homme a été grièvement blessé par balle à l’abdomen, nécessitant une intervention chirurgicale lourde à l’hôpital de Tindouf. Selon plusieurs témoignages concordants, le tireur présumé serait un membre de l’entourage sécuritaire d’Ibrahim Ghali, qui aurait utilisé son arme de service dans un règlement de comptes interne. Une accusation grave qui, si elle se confirme, traduirait une dérive inquiétante où les armes censées protéger deviennent des instruments de violence clanique.
Au-delà des faits, ces événements révèlent une crise plus profonde : celle d’un système à bout de souffle. Les camps de Tindouf semblent livrés à eux-mêmes, prisonniers de tensions tribales, de rivalités de pouvoir et d’un vide sécuritaire chronique. La responsabilité de la junte militaire algérienne est ici difficile à éluder. En tolérant , voire en laissant perdurer ,cette situation opaque, elle donne le sentiment d’un désengagement coupable vis-à-vis des populations qu’elle héberge sur son territoire.
Ce chaos interne intervient dans un contexte diplomatique défavorable au Polisario et à son principal soutien, l’Algérie. L’isolement croissant du mouvement sur la scène internationale contraste fortement avec la stabilité observée ailleurs dans la région. Ce décalage renforce l’image d’un appareil politico-militaire figé, incapable de proposer une issue crédible, et davantage préoccupé par la gestion des rapports de force internes que par le bien-être des populations.
À Tindouf, la nuit a été longue. Et au matin, une question persiste : combien de temps encore cette situation pourra-t-elle durer sans qu’une véritable responsabilité soit assumée ?
La situation a brutalement dégénéré à Tindouf dans la nuit du 28 au 29 avril 2026, révélant une fois de plus l’extrême fragilité des camps sahraouis installés sur le sol algérien. Des affrontements armés d’une rare intensité ont opposé des factions rivales, principalement issues de la tribu des Ouled Dlim, transformant des zones d’habitation en véritables scènes de guerre. Coups de feu, poursuites en véhicules et violences à l’arme blanche ont plongé les populations civiles dans la peur, contraintes de se terrer chez elles face à une insécurité incontrôlable.
Ce nouvel épisode met en lumière un effondrement manifeste de l’ordre public. Les milices du Polisario, censées assurer la sécurité, apparaissent dépassées, incapables de contenir les rivalités internes. Plus inquiétant encore, ces violences se déroulent sur un territoire placé sous la responsabilité directe de l’armée algérienne, dont le silence et l’inaction interrogent. Comment expliquer qu’un tel niveau de chaos puisse s’installer sans réaction ferme des autorités d’Alger ?
L’escalade a atteint un seuil critique lorsque les affrontements ont basculé vers l’usage d’armes à feu. Un jeune homme a été grièvement blessé par balle à l’abdomen, nécessitant une intervention chirurgicale lourde à l’hôpital de Tindouf. Selon plusieurs témoignages concordants, le tireur présumé serait un membre de l’entourage sécuritaire d’Ibrahim Ghali, qui aurait utilisé son arme de service dans un règlement de comptes interne. Une accusation grave qui, si elle se confirme, traduirait une dérive inquiétante où les armes censées protéger deviennent des instruments de violence clanique.
Au-delà des faits, ces événements révèlent une crise plus profonde : celle d’un système à bout de souffle. Les camps de Tindouf semblent livrés à eux-mêmes, prisonniers de tensions tribales, de rivalités de pouvoir et d’un vide sécuritaire chronique. La responsabilité de la junte militaire algérienne est ici difficile à éluder. En tolérant , voire en laissant perdurer ,cette situation opaque, elle donne le sentiment d’un désengagement coupable vis-à-vis des populations qu’elle héberge sur son territoire.
Ce chaos interne intervient dans un contexte diplomatique défavorable au Polisario et à son principal soutien, l’Algérie. L’isolement croissant du mouvement sur la scène internationale contraste fortement avec la stabilité observée ailleurs dans la région. Ce décalage renforce l’image d’un appareil politico-militaire figé, incapable de proposer une issue crédible, et davantage préoccupé par la gestion des rapports de force internes que par le bien-être des populations.
À Tindouf, la nuit a été longue. Et au matin, une question persiste : combien de temps encore cette situation pourra-t-elle durer sans qu’une véritable responsabilité soit assumée ?




