
Chouaib.S
Alors que l’attention internationale demeure accaparée par les tensions au Moyen-Orient, les États-Unis n’ont pas relégué le dossier du Sahara au second plan. Bien au contraire, l’entourage de Donald Trump semble vouloir accélérer brutalement le tempo diplomatique pour arracher un compromis dans les prochaines semaines , quitte à bousculer des équilibres longtemps figés.
En coulisses, l’objectif est clair : parvenir à un accord avant l’été, en réunissant autour de la même table le Maroc, l’Algérie et le Front Polisario. Une ambition qui, il y a encore peu, paraissait hors de portée. Pourtant, plusieurs signaux récents laissent entrevoir un basculement. Des déclarations internes au Polisario évoquent désormais le plan d’autonomie marocain comme une issue « réaliste », rompant avec des décennies de refus catégorique.
Cette inflexion, même prudente, offre une fenêtre d’opportunité que Washington tente d’exploiter. Le conseiller diplomatique Massad Boulos s’active pour transformer cette dynamique en avancées concrètes, notamment sur les aspects techniques du règlement. Parmi eux, l’évolution du rôle de la MINURSO, dont le mandat pourrait être redéfini pour accompagner une solution politique plutôt que de se limiter à la gestion d’un statu quo devenu intenable.
Une rencontre à Washington serait ainsi en préparation, reprenant un format de négociations déjà expérimenté par le passé. Mais cette fois, le rapport de force semble différent. L’Algérie apparaît moins en mesure d’imposer ses lignes rouges, affaiblie par des contraintes internes et un contexte régional tendu. Le Polisario, lui, donne des signes d’essoufflement diplomatique. En face, le Maroc avance avec une proposition structurée, soutenue par plusieurs capitales et désormais perçue comme la base la plus crédible de compromis.
Reste une question centrale : Washington peut-il réellement «imposer » un accord à Alger ? En réalité, plus qu’une contrainte directe, il s’agit d’une pression stratégique multidimensionnelle, diplomatique, économique et géopolitique ,visant à réduire les marges de manœuvre et à rendre le statu quo plus coûteux que le compromis.
Dans ce jeu d’équilibres fragiles, un « accord à maxima » n’est plus une hypothèse théorique. Il devient un objectif assumé. S’il se concrétise, il pourrait redessiner durablement les rapports de force au Maghreb et ouvrir,enfin , la voie à une stabilisation régionale longtemps attendue.
Alors que l’attention internationale demeure accaparée par les tensions au Moyen-Orient, les États-Unis n’ont pas relégué le dossier du Sahara au second plan. Bien au contraire, l’entourage de Donald Trump semble vouloir accélérer brutalement le tempo diplomatique pour arracher un compromis dans les prochaines semaines , quitte à bousculer des équilibres longtemps figés.
En coulisses, l’objectif est clair : parvenir à un accord avant l’été, en réunissant autour de la même table le Maroc, l’Algérie et le Front Polisario. Une ambition qui, il y a encore peu, paraissait hors de portée. Pourtant, plusieurs signaux récents laissent entrevoir un basculement. Des déclarations internes au Polisario évoquent désormais le plan d’autonomie marocain comme une issue « réaliste », rompant avec des décennies de refus catégorique.
Cette inflexion, même prudente, offre une fenêtre d’opportunité que Washington tente d’exploiter. Le conseiller diplomatique Massad Boulos s’active pour transformer cette dynamique en avancées concrètes, notamment sur les aspects techniques du règlement. Parmi eux, l’évolution du rôle de la MINURSO, dont le mandat pourrait être redéfini pour accompagner une solution politique plutôt que de se limiter à la gestion d’un statu quo devenu intenable.
Une rencontre à Washington serait ainsi en préparation, reprenant un format de négociations déjà expérimenté par le passé. Mais cette fois, le rapport de force semble différent. L’Algérie apparaît moins en mesure d’imposer ses lignes rouges, affaiblie par des contraintes internes et un contexte régional tendu. Le Polisario, lui, donne des signes d’essoufflement diplomatique. En face, le Maroc avance avec une proposition structurée, soutenue par plusieurs capitales et désormais perçue comme la base la plus crédible de compromis.
Reste une question centrale : Washington peut-il réellement «imposer » un accord à Alger ? En réalité, plus qu’une contrainte directe, il s’agit d’une pression stratégique multidimensionnelle, diplomatique, économique et géopolitique ,visant à réduire les marges de manœuvre et à rendre le statu quo plus coûteux que le compromis.
Dans ce jeu d’équilibres fragiles, un « accord à maxima » n’est plus une hypothèse théorique. Il devient un objectif assumé. S’il se concrétise, il pourrait redessiner durablement les rapports de force au Maghreb et ouvrir,enfin , la voie à une stabilisation régionale longtemps attendue.




