
Chouaib.S
La pétition citoyenne réclamant le retour à l’heure GMT connaît un regain spectaculaire après une interruption temporaire due à de simples défaillances techniques, loin des rumeurs malveillantes évoquant une intervention administrative. Une reprise qui en dit long sur la détermination des citoyens à se faire entendre, malgré les tentatives de brouillage du débat.
Fait pour le moins inattendu, le comité à l’origine de cette initiative a salué la coopération du ministère de l’Intérieur, dont l’intervention a permis de résoudre rapidement les problèmes techniques. Une efficacité rare, presque surprenante, dans un contexte où les institutions sont souvent accusées de lenteur… sauf lorsqu’il s’agit de contenir la contestation.
Depuis, la mobilisation a repris de plus belle. Les signatures affluent, traduisant un rejet profond du maintien permanent du GMT+1. Une enquête récente révèle qu’un Marocain sur deux s’oppose à ce système horaire, pointant du doigt ses effets néfastes sur la santé, le rythme de vie et l’équilibre social. Derrière ces chiffres, c’est une réalité quotidienne qui s’exprime : fatigue généralisée, désorganisation familiale et sentiment d’imposition arbitraire.
Mais au-delà de la question de l’heure, c’est un malaise démocratique plus profond qui refait surface. Car si la loi n’exige que quelques milliers de signatures pour déclencher un examen administratif, les initiateurs visent désormais le seuil symbolique du million. Un objectif ambitieux, presque défiant, destiné à forcer un pouvoir souvent sourd à reconnaître l’ampleur du mécontentement populaire.
Face à cette mobilisation, le silence ou l’attentisme du gouvernement pose question. Comment un exécutif peut-il prétendre gouverner au nom du peuple tout en ignorant une contestation aussi massive ? Cette distance alimente l’image d’un pouvoir confisqué par une élite déconnectée, davantage préoccupée par ses intérêts que par le bien-être collectif.
Dans ce contexte, la pétition dépasse largement son objet initial. Elle devient un test démocratique, un révélateur du fossé entre gouvernants et gouvernés. Le véritable enjeu n’est plus seulement l’heure légale, mais la capacité ,ou la volonté , du pouvoir à écouter, comprendre et agir.
À l’approche de la fin de mandat, une question demeure : le gouvernement choisira-t-il enfin d’entendre la voix du peuple, ou persistera-t-il dans une posture d’indifférence, au risque d’alimenter encore davantage la défiance ?
La pétition citoyenne réclamant le retour à l’heure GMT connaît un regain spectaculaire après une interruption temporaire due à de simples défaillances techniques, loin des rumeurs malveillantes évoquant une intervention administrative. Une reprise qui en dit long sur la détermination des citoyens à se faire entendre, malgré les tentatives de brouillage du débat.
Fait pour le moins inattendu, le comité à l’origine de cette initiative a salué la coopération du ministère de l’Intérieur, dont l’intervention a permis de résoudre rapidement les problèmes techniques. Une efficacité rare, presque surprenante, dans un contexte où les institutions sont souvent accusées de lenteur… sauf lorsqu’il s’agit de contenir la contestation.
Depuis, la mobilisation a repris de plus belle. Les signatures affluent, traduisant un rejet profond du maintien permanent du GMT+1. Une enquête récente révèle qu’un Marocain sur deux s’oppose à ce système horaire, pointant du doigt ses effets néfastes sur la santé, le rythme de vie et l’équilibre social. Derrière ces chiffres, c’est une réalité quotidienne qui s’exprime : fatigue généralisée, désorganisation familiale et sentiment d’imposition arbitraire.
Mais au-delà de la question de l’heure, c’est un malaise démocratique plus profond qui refait surface. Car si la loi n’exige que quelques milliers de signatures pour déclencher un examen administratif, les initiateurs visent désormais le seuil symbolique du million. Un objectif ambitieux, presque défiant, destiné à forcer un pouvoir souvent sourd à reconnaître l’ampleur du mécontentement populaire.
Face à cette mobilisation, le silence ou l’attentisme du gouvernement pose question. Comment un exécutif peut-il prétendre gouverner au nom du peuple tout en ignorant une contestation aussi massive ? Cette distance alimente l’image d’un pouvoir confisqué par une élite déconnectée, davantage préoccupée par ses intérêts que par le bien-être collectif.
Dans ce contexte, la pétition dépasse largement son objet initial. Elle devient un test démocratique, un révélateur du fossé entre gouvernants et gouvernés. Le véritable enjeu n’est plus seulement l’heure légale, mais la capacité ,ou la volonté , du pouvoir à écouter, comprendre et agir.
À l’approche de la fin de mandat, une question demeure : le gouvernement choisira-t-il enfin d’entendre la voix du peuple, ou persistera-t-il dans une posture d’indifférence, au risque d’alimenter encore davantage la défiance ?



