Silence assourdissant d’Alger après la chute de son parrain vénézuélien

7 يناير 2026
Silence assourdissant d’Alger après la chute de son parrain vénézuélien

Chouaib Sahnoun
Il convient d’abord de souligner qu’au Maroc, avant même de s’interroger sur l’étrange mutisme des autorités algériennes, une seule formation politique a osé rompre le silence. Le Parti du progrès et du socialisme (PPS), conduit par Nabil Benabdellah, a été le seul à condamner ouvertement et sans détour l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par les forces spéciales américaines. À l’inverse, la position officielle marocaine est demeurée empreinte de prudence, fidèle à une tradition de retenue dès lors que les intérêts stratégiques et l’alliance avec Washington sont en jeu.
En Algérie, en revanche, le silence est encore plus révélateur. Il traduit le désarroi d’un régime pris au piège de ses propres calculs diplomatiques, aujourd’hui engagé dans une tentative maladroite de rapprochement avec les États-Unis, dans l’espoir d’entraver l’influence croissante du Maroc. Une stratégie qui conduit Alger à tourner le dos, sans le moindre état d’âme, à l’un de ses alliés les plus constants.
Grand producteur de pétrole à l’image du Venezuela, le régime algérien avait patiemment construit un axe idéologique et stratégique fondé sur la convergence de ses ambitions énergétiques et de son soutien indéfectible au Polisario. Cet axe reposait largement sur la complicité d’un président vénézuélien aventureux, démagogue et imprévisible, séduit par la promesse algérienne d’un front pétrolier commun et par une rhétorique hostile au Maroc.
Impliqué jusqu’au cou dans l’entreprise séparatiste en Afrique du Nord, l’ancien chef d’État vénézuélien, aujourd’hui déchu et détenu par la justice américaine, s’était imposé comme le principal soutien du Polisario en Amérique latine. Son hostilité obsessionnelle envers le Maroc l’avait même conduit à rompre les relations diplomatiques avec Rabat, illustrant le degré de son alignement sur la ligne algérienne.
Désormais, Alger se retrouve orpheline de ce parrain encombrant et tente, dans une précipitation presque pathétique, de lui trouver un remplaçant sur la scène internationale. Une quête vouée à l’échec, tant le contexte géopolitique a changé. Jusqu’à tout récemment encore, l’Algérie se présentait comme l’alliée africaine la plus fidèle de Nicolás Maduro. Aujourd’hui, elle l’efface purement et simplement de sa mémoire officielle, faisant preuve d’une ingratitude flagrante, comme si les alliances tissées contre le Maroc n’avaient jamais existé.
Un reniement qui en dit long sur la fragilité d’une diplomatie fondée moins sur des principes que sur des intérêts conjoncturels et des calculs à courte vue.

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