
Chouaib.S
La campagne internationale menée par le Polisario autour du cas de Naâma Asfari semble avoir reçu une réponse pour le moins prudente de Bruxelles. Loin de reprendre à son compte les accusations et revendications relayées par les partisans du mouvement séparatiste, la Commission européenne a choisi de s’en tenir à son cadre institutionnel et au dialogue avec Rabat.
En réponse à une question écrite de l’eurodéputée portugaise Ana Catarina Mendes, qui appelait la Commission à prendre des mesures pour « protéger la vie » de Naâma Asfari, Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, n’a pas cité directement le détenu sahraoui.
Cette absence de prise de position personnalisée est particulièrement significative. Plutôt que de s’engager dans la campagne menée au Parlement européen, la responsable européenne a rappelé que les questions relatives aux droits humains sont examinées dans le cadre de l’accord d’association entre l’Union européenne et le Maroc.
Kaja Kallas a notamment souligné que l’UE considère le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux comme un élément essentiel de ses relations avec Rabat. Elle a également rappelé l’existence d’un sous-comité consacré aux droits de l’homme ainsi que les échanges réguliers entre les autorités marocaines et européennes. Autrement dit, Bruxelles semble privilégier les mécanismes diplomatiques et institutionnels existants plutôt que de transformer le dossier Asfari en nouvelle bataille politique autour du Sahara marocain.
Une campagne qui ne convainc pas totalement Bruxelles.
Le Polisario avait pourtant intensifié sa campagne en juillet pour obtenir la libération de Naâma Asfari, condamné à 30 ans de prison dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik, à Laâyoune, en 2010. Le mouvement séparatiste et ses soutiens ont multiplié les initiatives auprès des institutions européennes et internationales, notamment autour de la situation de santé du détenu et de sa grève de la faim. Mais là encore, la Commission européenne a évité de reprendre directement à son compte les accusations formulées par les eurodéputés proches du Polisario, notamment celles réclamant une enquête internationale indépendante concernant de prétendues frappes de drones marocains contre des civils au Sahara marocain. Cette prudence diplomatique contraste avec la volonté de certains parlementaires européens de faire du Parlement européen une caisse de résonance des revendications du Polisario.
Bruxelles maintient le cap onusien.
Sur le fond du dossier du Sahara marocain, Kaja Kallas réaffirme surtout la position traditionnelle de l’Union européenne : soutien au processus conduit sous l’égide des Nations unies et recherche d’une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable ». Cette position rappelle surtout que le dossier du Sahara ne se règle pas à coups de campagnes médiatiques ou de pressions parlementaires ponctuelles, mais dans le cadre du processus politique onusien.
La réponse de Bruxelles constitue donc, à tout le moins, un sérieux rappel à l’ordre diplomatique : la Commission européenne ne semble pas disposée à se laisser entraîner dans une campagne politique autour du cas Asfari ni à adopter automatiquement les accusations portées par le Polisario et ses relais européens.
Reste à savoir si cette prudence européenne suffira à calmer la mobilisation des soutiens du mouvement séparatiste, qui cherchent depuis plusieurs mois à internationaliser davantage le dossier des détenus sahraouis et, plus largement, à replacer la question du Sahara marocain au cœur des débats européens.
La campagne internationale menée par le Polisario autour du cas de Naâma Asfari semble avoir reçu une réponse pour le moins prudente de Bruxelles. Loin de reprendre à son compte les accusations et revendications relayées par les partisans du mouvement séparatiste, la Commission européenne a choisi de s’en tenir à son cadre institutionnel et au dialogue avec Rabat.
En réponse à une question écrite de l’eurodéputée portugaise Ana Catarina Mendes, qui appelait la Commission à prendre des mesures pour « protéger la vie » de Naâma Asfari, Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, n’a pas cité directement le détenu sahraoui.
Cette absence de prise de position personnalisée est particulièrement significative. Plutôt que de s’engager dans la campagne menée au Parlement européen, la responsable européenne a rappelé que les questions relatives aux droits humains sont examinées dans le cadre de l’accord d’association entre l’Union européenne et le Maroc.
Kaja Kallas a notamment souligné que l’UE considère le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux comme un élément essentiel de ses relations avec Rabat. Elle a également rappelé l’existence d’un sous-comité consacré aux droits de l’homme ainsi que les échanges réguliers entre les autorités marocaines et européennes. Autrement dit, Bruxelles semble privilégier les mécanismes diplomatiques et institutionnels existants plutôt que de transformer le dossier Asfari en nouvelle bataille politique autour du Sahara marocain.
Une campagne qui ne convainc pas totalement Bruxelles.
Le Polisario avait pourtant intensifié sa campagne en juillet pour obtenir la libération de Naâma Asfari, condamné à 30 ans de prison dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik, à Laâyoune, en 2010. Le mouvement séparatiste et ses soutiens ont multiplié les initiatives auprès des institutions européennes et internationales, notamment autour de la situation de santé du détenu et de sa grève de la faim. Mais là encore, la Commission européenne a évité de reprendre directement à son compte les accusations formulées par les eurodéputés proches du Polisario, notamment celles réclamant une enquête internationale indépendante concernant de prétendues frappes de drones marocains contre des civils au Sahara marocain. Cette prudence diplomatique contraste avec la volonté de certains parlementaires européens de faire du Parlement européen une caisse de résonance des revendications du Polisario.
Bruxelles maintient le cap onusien.
Sur le fond du dossier du Sahara marocain, Kaja Kallas réaffirme surtout la position traditionnelle de l’Union européenne : soutien au processus conduit sous l’égide des Nations unies et recherche d’une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable ». Cette position rappelle surtout que le dossier du Sahara ne se règle pas à coups de campagnes médiatiques ou de pressions parlementaires ponctuelles, mais dans le cadre du processus politique onusien.
La réponse de Bruxelles constitue donc, à tout le moins, un sérieux rappel à l’ordre diplomatique : la Commission européenne ne semble pas disposée à se laisser entraîner dans une campagne politique autour du cas Asfari ni à adopter automatiquement les accusations portées par le Polisario et ses relais européens.
Reste à savoir si cette prudence européenne suffira à calmer la mobilisation des soutiens du mouvement séparatiste, qui cherchent depuis plusieurs mois à internationaliser davantage le dossier des détenus sahraouis et, plus largement, à replacer la question du Sahara marocain au cœur des débats européens.





