
Chouaib.S
À l’approche des législatives, le PPS ressort l’artillerie des promesses sociales. Mais les citoyens ont-ils oublié que le parti a déjà participé aux responsabilités gouvernementales ?
À l’approche des prochaines élections législatives, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) entend séduire les électeurs avec un programme social particulièrement ambitieux : un million d’emplois créés en cinq ans, aucune pension de retraite inférieure à 3 000 dirhams, une aide sociale pouvant atteindre 1 000 dirhams par mois et 165 000 recrutements dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Des engagements confirmés par le secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdallah, lors de son passage dans l’émission « Enjeux partisans » de la première chaîne marocaine.
Sur le papier, ces annonces ont de quoi séduire une population confrontée au chômage, à l’érosion du pouvoir d’achat, à la précarité et aux difficultés croissantes des retraités. Mais une question fondamentale s’impose : pourquoi ces mesures n’ont-elles pas été réalisées lorsque le PPS était aux commandes et disposait d’une représentation gouvernementale ?
Des promesses qui reviennent à chaque échéance électorale.
Le million d’emplois, la pension minimale de 3 000 dirhams et l’augmentation de l’aide sociale ne sont d’ailleurs pas des propositions totalement nouvelles. Le PPS les avait déjà avancées au mois de juillet. Leur répétition à l’approche des élections les place désormais au cœur de sa stratégie électorale.
Le parti promet également de porter à 1 000 dirhams le soutien destiné aux familles bénéficiaires de l’aide sociale directe et affirme vouloir intégrer, en deux ans, quelque 8,5 millions de personnes encore exclues de la couverture médicale.
Dans les services publics, il annonce 165 000 recrutements en cinq ans, principalement dans l’éducation et la santé, deux secteurs confrontés à d’importants besoins en personnel.
Mais où étaient ces réformes lorsqu’il fallait agir ?
L’ambition affichée peut être saluée. Mais en démocratie, les promesses électorales doivent aussi être confrontées au bilan des partis lorsqu’ils ont exercé le pouvoir.
Le PPS n’est pas un nouveau venu dans la vie politique marocaine. Il a participé à plusieurs expériences gouvernementales et a disposé de ministres et de responsabilités publiques. Dès lors, les électeurs sont en droit de demander : qu’est-ce qui empêchait hier de défendre plus fermement l’emploi, les retraites, les services publics et le pouvoir d’achat ?
Les citoyens marocains ne sont pas amnésiques. Ils ont vécu les années de chômage, la dégradation du pouvoir d’achat, les difficultés des retraités et les insuffisances des services publics. Ils ne peuvent donc pas être invités, à chaque échéance électorale, à tourner la page du passé comme si les responsabilités exercées auparavant n’avaient jamais existé.
Les Marocains veulent des actes, pas des promesses.
Créer un million d’emplois en cinq ans est un objectif considérable. Garantir une retraite minimale de 3 000 dirhams représente également un engagement financier qui mérite des explications précises : combien cela coûtera-t-il à l’État ? Comment sera financé le dispositif ? Quel calendrier sera appliqué ? Et surtout, quelles garanties permettront d’éviter que ces engagements ne restent de simples slogans de campagne ?
À l’heure où les promesses électorales commencent à pleuvoir, les Marocains sont en droit d’exiger autre chose que des chiffres spectaculaires et des annonces généreuses.
Un parti qui sollicite à nouveau la confiance des électeurs doit d’abord rendre des comptes sur ce qu’il a fait lorsqu’il disposait du pouvoir.
Car les citoyens ont de la mémoire. Ils ne veulent plus être menés en bateau par des promesses sans lendemain. Ils veulent des résultats, des échéances précises, des financements identifiés et surtout des responsables capables d’assumer leur bilan.
La question n’est donc plus seulement : « Que promet le PPS ? » Mais bien : « Pourquoi n’a-t-il pas fait davantage lorsqu’il en avait les moyens ? »
À l’approche des législatives, le PPS ressort l’artillerie des promesses sociales. Mais les citoyens ont-ils oublié que le parti a déjà participé aux responsabilités gouvernementales ?
À l’approche des prochaines élections législatives, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) entend séduire les électeurs avec un programme social particulièrement ambitieux : un million d’emplois créés en cinq ans, aucune pension de retraite inférieure à 3 000 dirhams, une aide sociale pouvant atteindre 1 000 dirhams par mois et 165 000 recrutements dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Des engagements confirmés par le secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdallah, lors de son passage dans l’émission « Enjeux partisans » de la première chaîne marocaine.
Sur le papier, ces annonces ont de quoi séduire une population confrontée au chômage, à l’érosion du pouvoir d’achat, à la précarité et aux difficultés croissantes des retraités. Mais une question fondamentale s’impose : pourquoi ces mesures n’ont-elles pas été réalisées lorsque le PPS était aux commandes et disposait d’une représentation gouvernementale ?
Des promesses qui reviennent à chaque échéance électorale.
Le million d’emplois, la pension minimale de 3 000 dirhams et l’augmentation de l’aide sociale ne sont d’ailleurs pas des propositions totalement nouvelles. Le PPS les avait déjà avancées au mois de juillet. Leur répétition à l’approche des élections les place désormais au cœur de sa stratégie électorale.
Le parti promet également de porter à 1 000 dirhams le soutien destiné aux familles bénéficiaires de l’aide sociale directe et affirme vouloir intégrer, en deux ans, quelque 8,5 millions de personnes encore exclues de la couverture médicale.
Dans les services publics, il annonce 165 000 recrutements en cinq ans, principalement dans l’éducation et la santé, deux secteurs confrontés à d’importants besoins en personnel.
Mais où étaient ces réformes lorsqu’il fallait agir ?
L’ambition affichée peut être saluée. Mais en démocratie, les promesses électorales doivent aussi être confrontées au bilan des partis lorsqu’ils ont exercé le pouvoir.
Le PPS n’est pas un nouveau venu dans la vie politique marocaine. Il a participé à plusieurs expériences gouvernementales et a disposé de ministres et de responsabilités publiques. Dès lors, les électeurs sont en droit de demander : qu’est-ce qui empêchait hier de défendre plus fermement l’emploi, les retraites, les services publics et le pouvoir d’achat ?
Les citoyens marocains ne sont pas amnésiques. Ils ont vécu les années de chômage, la dégradation du pouvoir d’achat, les difficultés des retraités et les insuffisances des services publics. Ils ne peuvent donc pas être invités, à chaque échéance électorale, à tourner la page du passé comme si les responsabilités exercées auparavant n’avaient jamais existé.
Les Marocains veulent des actes, pas des promesses.
Créer un million d’emplois en cinq ans est un objectif considérable. Garantir une retraite minimale de 3 000 dirhams représente également un engagement financier qui mérite des explications précises : combien cela coûtera-t-il à l’État ? Comment sera financé le dispositif ? Quel calendrier sera appliqué ? Et surtout, quelles garanties permettront d’éviter que ces engagements ne restent de simples slogans de campagne ?
À l’heure où les promesses électorales commencent à pleuvoir, les Marocains sont en droit d’exiger autre chose que des chiffres spectaculaires et des annonces généreuses.
Un parti qui sollicite à nouveau la confiance des électeurs doit d’abord rendre des comptes sur ce qu’il a fait lorsqu’il disposait du pouvoir.
Car les citoyens ont de la mémoire. Ils ne veulent plus être menés en bateau par des promesses sans lendemain. Ils veulent des résultats, des échéances précises, des financements identifiés et surtout des responsables capables d’assumer leur bilan.
La question n’est donc plus seulement : « Que promet le PPS ? » Mais bien : « Pourquoi n’a-t-il pas fait davantage lorsqu’il en avait les moyens ? »



