Quand on rafistole les routes comme des pantalons usés : Khouribga gouvernée par les pansements et les communiqués, pas par des solutions

7 فبراير 2026
Quand on rafistole les routes comme des pantalons usés : Khouribga gouvernée par les pansements et les communiqués, pas par des solutions


Chouaib Sahnoun
Ce qui se passe sur les routes de la ville de Khouribga n’est ni un incident passager ni la conséquence d’un simple aléa climatique. C’est le reflet brut d’un mode de gestion fondé sur l’accumulation des échecs, leur recyclage et leur exportation d’une année à l’autre. L’image actuelle de la ville n’a rien d’exagéré : elle incarne une réalité quotidienne qui confirme que Khouribga est administrée selon une logique de rafistolage, et non selon une logique de réforme.
Aucun projet structurant, aucune vision claire, aucune audace politique pour reconnaître les dysfonctionnements. À la place, le même scénario se répète inlassablement : des nids-de-poule comblés à la hâte, des plaques d’asphalte fragiles, et des engins municipaux qui apparaissent de manière saisonnière pour offrir un spectacle de maquillage urbain. Un décor qui s’efface au premier épisode pluvieux, révélant la supercherie. Du rafistolage sur du rafistolage, comme si la route n’était qu’un pantalon élimé qui ne mérite qu’une couture provisoire pour cacher le défaut, pas pour le réparer durablement.
Dans la gestion de l’argent public, le rafistolage n’est pas une solution : c’est un analgésique à effet court, comparable à l’aspirine face à une maladie chronique. Il soulage un instant, mais laisse le mal se propager en profondeur. Le trou colmaté aujourd’hui réapparaît demain, plus large, plus profond et plus insultant encore, conséquence directe d’une gestion improvisée et sans rigueur.
Les pluies ne détruisent pas les routes, elles dévoilent la vérité. Et la vérité est que ce que vivent les habitants de Khouribga n’est pas une politique de gestion, mais un pilotage au strict minimum, qui se contente de dissimuler les défaillances au lieu de les traiter, et de reporter l’effondrement jusqu’au prochain rendez-vous électoral. Accuser systématiquement les “pluies abondantes” n’est plus crédible ; c’est désormais une offense à l’intelligence du citoyen.
Khouribga n’a pas besoin de rustines d’asphalte, ni de campagnes cosmétiques temporaires, ni de communiqués justificatifs. La ville a besoin d’une véritable volonté politique, d’une planification à court, moyen et long terme, et surtout d’une reddition des comptes digne de ce nom. Elle a besoin de respect pour des citoyens qui paient leurs impôts et attendent en retour des infrastructures à la hauteur de leurs droits.
Continuer à recoudre les routes avec l’aiguille de la patience et la politique du report n’est ni une politique publique, ni un programme communal sérieux. C’est une déclaration explicite de faillite, tant sur le plan de la vision que de la gouvernance. Car les problèmes ne se règlent ni par des déclarations, ni par des photos promotionnelles, mais par la bonne foi et le travail concret sur le terrain. Tant que le conseil municipal persistera dans cette logique du rafistolage, il ne produira qu’un paysage urbain dégradé et un simple gain de temps… jusqu’à quand ?
Alors, où êtes-vous, vendeurs de voix et acheteurs de consciences ? Préparez-vous : les élections approchent, et Khouribga, comme d’habitude, est de nouveau mise en vente.

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