
Chouaib Sahnoun
Le journaliste égyptien Mohamed Saïd, réputé pour sa proximité avec les arcanes de la Confédération africaine de football (CAF), a révélé de nouveaux éléments majeurs concernant la crise provoquée par la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, disputée dimanche dernier à Rabat entre le Maroc et le Sénégal, et marquée par un sacre sénégalais entaché de scènes de chaos inédites.
Selon cette source, Ousmane Kane, président sénégalais de la Commission de discipline de la CAF, a été temporairement écarté du traitement du dossier en raison de l’implication directe de son pays dans l’affaire. Afin d’éviter tout soupçon de conflit d’intérêts, la gestion du dossier a été confiée à sa vice-présidente, la Kényane Gian Onyango.
Vu la sensibilité extrême de ce dossier, la CAF envisage également de renforcer la commission par l’intégration de quatre membres supplémentaires :
Le Sud-Africain Norman Arendse,
L’Égyptien Mohamed El Machta,
Le Tchadien Ibrahim Issaka,et le Nigérien Félix Golbasiya.
L’objectif affiché : garantir une approche collégiale, équilibrée et crédible dans un dossier aux répercussions sportives et institutionnelles lourdes.
Mohamed Saïd précise que l’enquête portera sur l’ensemble des événements ayant émaillé la finale, notamment le retrait des joueurs sénégalais, emmenés par le sélectionneur Bab Thiaw et le gardien Édouard Mendy, ainsi que les actes de violence survenus sur la pelouse, qui ont profondément choqué observateurs et téléspectateurs.
Pour établir les responsabilités, la Commission de discipline s’appuiera sur trois rapports clés :
Le rapport de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala,
Celui du commissaire de match égyptien Ahmed Moujahid,
Ainsi que les rapports des coordinateurs de sécurité, l’Algérien Imad Eddine Mahmoudi et le Malgache Surendra Riaka.
Enfin, le journaliste égyptien souligne que le verdict ne sera pas rendu rapidement. La complexité des faits, l’enchevêtrement des responsabilités et la pression médiatique imposent à la CAF un examen approfondi. L’instance continentale, assure-t-il, s’emploie à préserver la justice, la crédibilité et la transparence, consciente que sa décision finale pourrait faire jurisprudence dans l’histoire du football africain.




