
Chouaib Sahnoun
Selon un site d’information , réputé proche de certains cercles sécuritaires, une annonce de taille circulerait en coulisses : le retour imminent d’un conseiller royal qui s’était volontairement éloigné de la scène partisane… pour mieux y revenir à un moment jugé stratégique.
Sans être explicitement nommé par la source, les regards se tournent naturellement vers Fouad Ali El Himma, fondateur du Parti authenticité et modernité (PAM) et figure clé des équilibres politiques marocains depuis plus d’une décennie.
Un retour dans un contexte de recomposition politique.
Si cette information venait à être confirmée, elle pourrait coïncider avec
le retrait de Aziz Akhannouch de la direction du Rassemblement national des indépendants (RNI). Un scénario qui, selon plusieurs analystes, risquerait d’ouvrir un espace politique au Parti de la justice et du développement (PJD), aujourd’hui dirigé par Abdelilah Benkirane.
Dans ce jeu d’équilibres fragiles, le retour d’El Himma pourrait rebattre les cartes. L’ancien ministre délégué à l’Intérieur apparaîtrait alors comme l’homme capable de contenir la remontée du PJD et de redonner au PAM une cohérence stratégique à l’approche des prochaines échéances législatives.
Un profil rompu aux rapports de force
On se souvient que Fouad El Himma avait déjà plaidé pour une ligne ferme face aux déclarations jugées excessives de Benkirane, notamment lorsque ce dernier avait publiquement interpellé le Roi Mohammed VI.
Réputé pour sa maîtrise des dossiers sensibles et sa proximité ancienne avec le Souverain, El Himma dispose d’un réseau et d’une expérience qui, selon ses soutiens, le placeraient en position idéale pour gérer une phase politique délicate.
Un double enjeu stratégique
Dans l’hypothèse d’un retour actif à la tête du PAM ,impliquant son retrait formel de toute fonction officielle , l’objectif serait clair :
Consolider la position du parti pour diriger l’Exécutif ;
Accompagner la mise en œuvre du plan d’autonomie au Sahara dans un contexte régional et diplomatique tendu.
Un tel scénario viserait à assurer stabilité institutionnelle et cohérence stratégique à un moment où les équilibres internes restent mouvants.
Vers une nouvelle centralité du pouvoir ?
Les spéculations vont bon train dans une classe politique déjà traversée par les incertitudes. Une constante ressort néanmoins des analyses : si ce retour se confirmait, Fouad El Himma redeviendrait l’un des pivots centraux du paysage politique national.
Certains observateurs n’hésitent pas à établir un parallèle historique avec l’époque où Driss Basri incarnait une autorité politique dominante, concentrant influence et capacité d’arbitrage.
Pour l’heure, aucune confirmation officielle n’est venue étayer ces rumeurs. Mais une chose est sûre : si ce scénario devait se concrétiser, il marquerait un tournant majeur dans la recomposition du champ politique marocain.



