

Chouaib Sahnoun
À Casablanca, la sardine , longtemps symbole d’un aliment populaire et accessible, voit son prix s’envoler de manière préoccupante. Cette semaine, le kilo a atteint jusqu’à 20 dirhams dans certaines zones, provoquant incompréhension et colère chez de nombreux consommateurs marocains.
Interrogé , un professionnel du secteur tente d’expliquer cette flambée. Selon lui, la raréfaction de la sardine serait due à une combinaison de changements climatiques perturbant les zones de pêche et à la période de repos biologique imposée aux poissons de surface dans plusieurs régions du Royaume. Une situation qui a mécaniquement réduit l’offre sur les marchés, entraînant une hausse brutale des prix , au détriment direct des citoyens.
Mais cette justification peine à convaincre une large partie de l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent : beaucoup dénoncent une spéculation opportuniste, un manque de contrôles effectifs et l’inaction des autorités face à une dérive qui touche de plein fouet le pouvoir d’achat des ménages, déjà mis à rude épreuve par la hausse générale des prix.
Pour de nombreux internautes, les facteurs naturels ne sauraient à eux seuls expliquer une telle flambée. Ils appellent les responsables à renforcer les contrôles dans les marchés, à encadrer les circuits de distribution et à mettre fin aux pratiques abusives qui transforment un produit de base en marchandise de luxe.
Car au-delà de la sardine, c’est une question plus large qui se pose : jusqu’à quand les Marocains devront-ils payer les dysfonctionnements du marché, entre aléas climatiques réels et dérives spéculatives bien humaines ?


