Conflit d’intérêts au sommet : le double jeu du ministre Saad Berrada éclate au grand jour

4 ساعات ago
Conflit d’intérêts au sommet : le double jeu du ministre Saad Berrada éclate au grand jour

Chouaib Sahnoun
Un nouveau rebondissement vient secouer l’affaire de conflit d’intérêts qui poursuit le ministre de l’Éducation nationale, Saad Berrada, un dossier qui embarrasse chaque jour un peu plus l’exécutif. Alors que le ministre continuait d’affirmer, avec aplomb, n’avoir aucun lien ni influence dans l’attribution d’un marché public controversé, le chef du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Bouanou, refuse de lâcher prise et revient avec des preuves accablantes.
Contrairement aux déclarations officielles du ministre, Saad Berrada apparaît toujours dans le registre du tribunal de commerce comme PDG et administrateur du laboratoire Pharmaprom. Il en est même devenu actionnaire, au moment précis où l’entreprise engrangeait des marchés publics juteux, dont le dernier,l’achat de chlorure de potassium par le ministère de la Santé,est à l’origine de la tempête politique actuelle.
La défense improvisée du ministre, qui a fait remplacer son nom par celui de son frère, n’a convaincu personne : un simple transfert familial ne suffit ni à effacer la contradiction flagrante entre ses propos et la réalité administrative, ni à dissiper les soupçons de favoritisme institutionnalisé. D’autant que le chiffre d’affaires de l’entreprise a récemment connu une ascension fulgurante, soulevant davantage de questions que de réponses.
Cette affaire relance avec force le débat, déjà ancien mais jamais tranché, sur l’obligation pour les membres du gouvernement, y compris le chef de l’exécutif,
de déclarer intégralement leurs biens et de révéler tout transfert effectué à des proches. Un devoir de transparence inscrit dans la loi mais trop souvent foulé au pied.
Aujourd’hui, l’attribution de marchés publics par le ministère de la Santé à une entreprise liée à un collègue du même parti, le RNI, continue d’empoisonner les travaux parlementaires. Au lieu de débattre des réformes urgentes ou des projets de loi prioritaires, les élus se retrouvent prisonniers d’un scandale qui expose les failles béantes de la gouvernance et l’opacité des cercles décisionnels.
L’affaire Berrada, loin d’être un simple incident politique, symbolise une pratique ancrée : celle d’un pouvoir où les frontières entre intérêts publics et intérêts privés se brouillent dangereusement. Et le silence gêné du gouvernement ne fait que renforcer l’indignation.

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