
Chouaib.S
La condamnation de Saad Lamjarred à cinq ans de prison ferme en France marque un tournant brutal dans la carrière de celui qui fut longtemps présenté comme l’ambassadeur de la pop marocaine moderne. Après des années de controverses, d’accusations répétées et de procédures judiciaires dans plusieurs pays, l’image du chanteur semble aujourd’hui irrémédiablement ternie.
Le verdict rendu le 15 mai 2026 par la cour d’assises de Draguignan vient confirmer la gravité des faits reprochés à l’artiste. Malgré une défense fondée sur la thèse d’une relation consentie, la justice française a retenu la qualification de viol aggravé dans une affaire remontant à août 2018 à Saint-Tropez. La victime, une Française de 28 ans au moment des faits, avait dénoncé une agression sexuelle violente dans une chambre d’hôtel après avoir refusé d’embrasser le chanteur.
Cette nouvelle condamnation n’est pas un incident isolé. Elle s’ajoute à une précédente peine de six ans de prison dans l’affaire impliquant Laura Prioul à Paris. Depuis 2016, les accusations se multiplient autour de la star marocaine, que ce soit en France, aux États-Unis ou au Maroc. À chaque fois, le même scénario semble se répéter : dénégations, communication soigneusement contrôlée, mobilisation de fans inconditionnels et tentatives de présenter l’artiste comme une victime d’acharnement.
Mais à force d’affaires, de scandales et de procès, une question s’impose : jusqu’où certaines célébrités pensent-elles pouvoir échapper aux conséquences de leurs actes ? Le succès, l’argent et la notoriété ne devraient jamais placer un individu au-dessus des lois ni lui donner le sentiment d’impunité. Pendant des années, une partie du show-business arabe a préféré détourner le regard, continuant à inviter, promouvoir et célébrer un artiste pourtant au cœur de lourdes accusations criminelles.
Le plus inquiétant reste sans doute le culte aveugle entretenu autour de certaines stars. Même après plusieurs procédures judiciaires et des décisions de justice sévères, des admirateurs persistent à défendre l’indéfendable, attaquant parfois les plaignantes au lieu de s’interroger sur le comportement de leur idole. Cette banalisation est dangereuse, car elle envoie un message désastreux aux victimes de violences sexuelles : celui du silence et de la peur face au pouvoir médiatique des célébrités.
Il serait également hypocrite de nier l’immense influence musicale qu’a eue M3allem dans le monde arabe. Grâce à ses succès numériques, Saad Lamjarred a contribué à populariser le dialecte marocain bien au-delà des frontières du royaume. Cependant, le talent artistique ne peut servir de bouclier moral ou judiciaire. Une carrière musicale, aussi brillante soit-elle, ne peut effacer des comportements jugés criminels par la justice.
Aujourd’hui, l’étau judiciaire se resserre dangereusement autour du chanteur. Entre condamnations, procédures d’appel et image publique profondément dégradée, l’avenir artistique de celui qu’on surnommait autrefois “le prince de la pop marocaine” paraît plus incertain que jamais. Ce qui ressemblait à une gloire éternelle pourrait bien se transformer en une chute historique, symbole des dérives d’une célébrité persuadée que la popularité pouvait tout excuser.
La condamnation de Saad Lamjarred à cinq ans de prison ferme en France marque un tournant brutal dans la carrière de celui qui fut longtemps présenté comme l’ambassadeur de la pop marocaine moderne. Après des années de controverses, d’accusations répétées et de procédures judiciaires dans plusieurs pays, l’image du chanteur semble aujourd’hui irrémédiablement ternie.
Le verdict rendu le 15 mai 2026 par la cour d’assises de Draguignan vient confirmer la gravité des faits reprochés à l’artiste. Malgré une défense fondée sur la thèse d’une relation consentie, la justice française a retenu la qualification de viol aggravé dans une affaire remontant à août 2018 à Saint-Tropez. La victime, une Française de 28 ans au moment des faits, avait dénoncé une agression sexuelle violente dans une chambre d’hôtel après avoir refusé d’embrasser le chanteur.
Cette nouvelle condamnation n’est pas un incident isolé. Elle s’ajoute à une précédente peine de six ans de prison dans l’affaire impliquant Laura Prioul à Paris. Depuis 2016, les accusations se multiplient autour de la star marocaine, que ce soit en France, aux États-Unis ou au Maroc. À chaque fois, le même scénario semble se répéter : dénégations, communication soigneusement contrôlée, mobilisation de fans inconditionnels et tentatives de présenter l’artiste comme une victime d’acharnement.
Mais à force d’affaires, de scandales et de procès, une question s’impose : jusqu’où certaines célébrités pensent-elles pouvoir échapper aux conséquences de leurs actes ? Le succès, l’argent et la notoriété ne devraient jamais placer un individu au-dessus des lois ni lui donner le sentiment d’impunité. Pendant des années, une partie du show-business arabe a préféré détourner le regard, continuant à inviter, promouvoir et célébrer un artiste pourtant au cœur de lourdes accusations criminelles.
Le plus inquiétant reste sans doute le culte aveugle entretenu autour de certaines stars. Même après plusieurs procédures judiciaires et des décisions de justice sévères, des admirateurs persistent à défendre l’indéfendable, attaquant parfois les plaignantes au lieu de s’interroger sur le comportement de leur idole. Cette banalisation est dangereuse, car elle envoie un message désastreux aux victimes de violences sexuelles : celui du silence et de la peur face au pouvoir médiatique des célébrités.
Il serait également hypocrite de nier l’immense influence musicale qu’a eue M3allem dans le monde arabe. Grâce à ses succès numériques, Saad Lamjarred a contribué à populariser le dialecte marocain bien au-delà des frontières du royaume. Cependant, le talent artistique ne peut servir de bouclier moral ou judiciaire. Une carrière musicale, aussi brillante soit-elle, ne peut effacer des comportements jugés criminels par la justice.
Aujourd’hui, l’étau judiciaire se resserre dangereusement autour du chanteur. Entre condamnations, procédures d’appel et image publique profondément dégradée, l’avenir artistique de celui qu’on surnommait autrefois “le prince de la pop marocaine” paraît plus incertain que jamais. Ce qui ressemblait à une gloire éternelle pourrait bien se transformer en une chute historique, symbole des dérives d’une célébrité persuadée que la popularité pouvait tout excuser.




