
Chouaib.S
Les Marocains n’en peuvent plus. À la veille de l’Aïd El-Fitr, moment censé rassembler et apaiser, c’est un tout autre spectacle qui s’impose : celui d’un pays sous pression, étranglé par une flambée des prix devenue insoutenable. Sur les autoroutes comme dans les villes, des files interminables de voitures s’étirent devant les stations-service, transformant un simple plein de carburant en véritable parcours du combattant.
Casquette vissée sur la tête, les pompistes sont débordés par un flot continu d’automobilistes inquiets, tandis que sur les réseaux sociaux, les images de cette ruée alimentent colère et indignation. Chacun redoute une nouvelle hausse, chacun anticipe le pire. Et pour cause : le gasoil a grimpé à 12,80 dirhams, l’essence à 13,93 dirhams, avec des augmentations brutales qui pèsent lourd sur des budgets déjà fragilisés.
Mais derrière ces chiffres, une réalité bien plus inquiétante se dessine : celle d’un système où les lobbies et les oligarques semblent avoir pris le dessus sur l’intérêt général. Dans ce marché prétendument libéralisé, les prix fluctuent étrangement toujours à la hausse, sans véritable mécanisme de régulation efficace ni transparence sur les marges pratiquées. Le consommateur, lui, est laissé à lui-même, condamné à subir.
Ce gouvernement, accusé d’être davantage à l’écoute des puissants que du peuple, donne le sentiment d’avoir abdiqué face aux intérêts privés. Ni foi ni loi : telle semble être la règle qui guide ces acteurs économiques intouchables, qui imposent leurs conditions au vu et au su de tous, sans réelle crainte de sanctions.
Pendant ce temps, les Marocains s’organisent comme ils peuvent : remplir le réservoir avant qu’il ne soit trop tard, réduire leurs déplacements, ou simplement encaisser, résignés. Mais jusqu’à quand ? Car au-delà du carburant, c’est toute la chaîne des prix qui s’envole, impactant transport, alimentation et pouvoir d’achat.
À force de laisser les lobbies régner en maîtres, c’est la confiance des citoyens qui s’effrite. Et un peuple qui n’en peut plus est un peuple qui finit toujours par se faire entendre.
Les Marocains n’en peuvent plus. À la veille de l’Aïd El-Fitr, moment censé rassembler et apaiser, c’est un tout autre spectacle qui s’impose : celui d’un pays sous pression, étranglé par une flambée des prix devenue insoutenable. Sur les autoroutes comme dans les villes, des files interminables de voitures s’étirent devant les stations-service, transformant un simple plein de carburant en véritable parcours du combattant.
Casquette vissée sur la tête, les pompistes sont débordés par un flot continu d’automobilistes inquiets, tandis que sur les réseaux sociaux, les images de cette ruée alimentent colère et indignation. Chacun redoute une nouvelle hausse, chacun anticipe le pire. Et pour cause : le gasoil a grimpé à 12,80 dirhams, l’essence à 13,93 dirhams, avec des augmentations brutales qui pèsent lourd sur des budgets déjà fragilisés.
Mais derrière ces chiffres, une réalité bien plus inquiétante se dessine : celle d’un système où les lobbies et les oligarques semblent avoir pris le dessus sur l’intérêt général. Dans ce marché prétendument libéralisé, les prix fluctuent étrangement toujours à la hausse, sans véritable mécanisme de régulation efficace ni transparence sur les marges pratiquées. Le consommateur, lui, est laissé à lui-même, condamné à subir.
Ce gouvernement, accusé d’être davantage à l’écoute des puissants que du peuple, donne le sentiment d’avoir abdiqué face aux intérêts privés. Ni foi ni loi : telle semble être la règle qui guide ces acteurs économiques intouchables, qui imposent leurs conditions au vu et au su de tous, sans réelle crainte de sanctions.
Pendant ce temps, les Marocains s’organisent comme ils peuvent : remplir le réservoir avant qu’il ne soit trop tard, réduire leurs déplacements, ou simplement encaisser, résignés. Mais jusqu’à quand ? Car au-delà du carburant, c’est toute la chaîne des prix qui s’envole, impactant transport, alimentation et pouvoir d’achat.
À force de laisser les lobbies régner en maîtres, c’est la confiance des citoyens qui s’effrite. Et un peuple qui n’en peut plus est un peuple qui finit toujours par se faire entendre.


