PJD : la mémoire des Marocains n’est pas à vendre

منذ ساعتين
PJD : la mémoire des Marocains n’est pas à vendre

Chouaib.S
Le Parti de la justice et du développement semble vouloir rejouer une vieille partition : celle d’un discours religieux recyclé, servi comme solution miracle à des électeurs supposés amnésiques. Mais le Maroc de 2026 n’est plus celui d’hier, et les Marocains n’ont ni oublié… ni pardonné certaines décisions lourdes de conséquences.
À sa tête, Abdelilah Benkirane multiplie les déclarations tonitruantes, pensant sans doute que la verve suffit à masquer un bilan controversé. Or, derrière les slogans et les références morales, subsiste une réalité tenace : celle de réformes profondément impopulaires menées sous son gouvernement.
Libéralisation des prix des carburants, réforme des retraites jugée pénalisante, suppression progressive de la caisse de compensation sur l’énergie… autant de mesures qui ont directement pesé sur le pouvoir d’achat des citoyens. À cela s’ajoutent la hausse des factures d’électricité et d’eau, la pression sur les budgets de la santé et de l’éducation, ou encore la disparition de la SAMIR, symbole d’un abandon industriel encore mal digéré.
Face à ce passif, le discours religieux du PJD apparaît aujourd’hui comme un écran de fumée de plus en plus inefficace. Le parti donne l’impression de fonctionner comme une structure figée, dominée par une élite vieillissante, peu en phase avec les aspirations d’une jeunesse marocaine en quête de solutions concrètes plutôt que de leçons morales.
Le décalage est particulièrement frappant dans le regard porté sur les nouvelles générations. En stigmatisant la jeunesse et en rejetant les dynamiques émergentes, Benkirane et son parti semblent s’enfermer dans une posture défensive, loin des attentes d’un électorat qui réclame innovation, inclusion et perspectives.
Plus profondément, c’est la crédibilité même du PJD qui est en jeu. Après avoir exercé le pouvoir, le parti ne peut plus se réfugier derrière les promesses : il doit assumer un bilan. Et celui-ci, pour beaucoup, reste marqué par des concessions, des reculs sociaux et une perte de confiance durable.
En 2026, le véritable adversaire du PJD ne sera peut-être pas un autre parti… mais la mémoire collective des Marocains.

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