
C.SAHNOUN
La tension monte aux abords des stations-service. Partout, des files d’attente se forment, révélant une inquiétude grandissante : une nouvelle flambée des prix du carburant semble imminente. Les automobilistes, déjà durement éprouvés par les précédentes hausses, s’attendent à un nouveau choc, potentiellement plus brutal et imprévisible.
Officiellement, cette situation s’explique par les perturbations de l’approvisionnement liées au blocage de navires dans le Golfe, sur fond de tensions géopolitiques persistantes. Mais cette explication, à elle seule, ne suffit plus à convaincre. Derrière l’instabilité des marchés internationaux se cache une réalité plus dérangeante : celle d’un système dominé par de puissants lobbies pétroliers, capables d’imposer leurs règles sans véritable contrôle.
Dans un marché mondialisé en ébullition, les prix semblent évoluer sans garde-fou, dictés davantage par des logiques spéculatives que par des contraintes réelles. Les distributeurs, eux, continuent d’engranger des marges confortables, pendant que les professionnels du secteur ,notamment les gérants de stations-service ,dénoncent une situation injuste, où ils se retrouvent coincés entre des fournisseurs tout-puissants et des consommateurs exaspérés.
Le risque aujourd’hui est clair : en l’absence d’une régulation ferme et transparente, les prix pourraient atteindre des niveaux jamais vus, transformant un produit essentiel en luxe inaccessible pour une large partie de la population. Pire encore, certaines décisions liées à la gestion des stocks ou à l’approvisionnement pourraient être prises dans l’opacité la plus totale, sans considération pour l’intérêt général.
Face à cette crise, les autorités tentent de rassurer, évoquant la mise en place d’un comité technique chargé de suivre la situation. Mais cette communication, jugée insuffisante, peine à convaincre des citoyens de plus en plus méfiants. Le manque de transparence alimente les rumeurs et pousse la population à chercher des informations ailleurs, souvent à l’étranger , un signe inquiétant de perte de confiance.
Pour les ménages, la facture est déjà salée. Une première hausse de 2 dirhams pour le gasoil et de 1,50 dirham pour l’essence a lourdement pesé sur les budgets. Et ce n’est visiblement qu’un début. Car tant que les lobbies pétroliers continueront d’évoluer au-dessus des règles, sans véritable encadrement, ce sont les consommateurs qui continueront de payer le prix fort ,au sens propre comme au figuré.
Dans ce contexte explosif, une question s’impose : jusqu’à quand les citoyens accepteront-ils d’être les variables d’ajustement d’un marché aussi opaque qu’inéquitable ?
La tension monte aux abords des stations-service. Partout, des files d’attente se forment, révélant une inquiétude grandissante : une nouvelle flambée des prix du carburant semble imminente. Les automobilistes, déjà durement éprouvés par les précédentes hausses, s’attendent à un nouveau choc, potentiellement plus brutal et imprévisible.
Officiellement, cette situation s’explique par les perturbations de l’approvisionnement liées au blocage de navires dans le Golfe, sur fond de tensions géopolitiques persistantes. Mais cette explication, à elle seule, ne suffit plus à convaincre. Derrière l’instabilité des marchés internationaux se cache une réalité plus dérangeante : celle d’un système dominé par de puissants lobbies pétroliers, capables d’imposer leurs règles sans véritable contrôle.
Dans un marché mondialisé en ébullition, les prix semblent évoluer sans garde-fou, dictés davantage par des logiques spéculatives que par des contraintes réelles. Les distributeurs, eux, continuent d’engranger des marges confortables, pendant que les professionnels du secteur ,notamment les gérants de stations-service ,dénoncent une situation injuste, où ils se retrouvent coincés entre des fournisseurs tout-puissants et des consommateurs exaspérés.
Le risque aujourd’hui est clair : en l’absence d’une régulation ferme et transparente, les prix pourraient atteindre des niveaux jamais vus, transformant un produit essentiel en luxe inaccessible pour une large partie de la population. Pire encore, certaines décisions liées à la gestion des stocks ou à l’approvisionnement pourraient être prises dans l’opacité la plus totale, sans considération pour l’intérêt général.
Face à cette crise, les autorités tentent de rassurer, évoquant la mise en place d’un comité technique chargé de suivre la situation. Mais cette communication, jugée insuffisante, peine à convaincre des citoyens de plus en plus méfiants. Le manque de transparence alimente les rumeurs et pousse la population à chercher des informations ailleurs, souvent à l’étranger , un signe inquiétant de perte de confiance.
Pour les ménages, la facture est déjà salée. Une première hausse de 2 dirhams pour le gasoil et de 1,50 dirham pour l’essence a lourdement pesé sur les budgets. Et ce n’est visiblement qu’un début. Car tant que les lobbies pétroliers continueront d’évoluer au-dessus des règles, sans véritable encadrement, ce sont les consommateurs qui continueront de payer le prix fort ,au sens propre comme au figuré.
Dans ce contexte explosif, une question s’impose : jusqu’à quand les citoyens accepteront-ils d’être les variables d’ajustement d’un marché aussi opaque qu’inéquitable ?





