
Chouaib Sahnoun
Au Maroc, se soigner devient un luxe que des milliers de citoyens ne peuvent plus se permettre. Derrière les discours officiels sur l’accès aux soins, une réalité brutale s’impose : les prix des médicaments restent excessivement élevés, dictés en grande partie par des lobbies pharmaceutiques puissants qui verrouillent le marché et freinent toute véritable concurrence.
Dans un avis publié début mars, le Conseil de la concurrence met en lumière une faille majeure du système : l’absence d’un véritable droit de substitution. Aujourd’hui, les pharmaciens sont quasiment contraints de délivrer le médicament prescrit, même lorsqu’il existe un générique beaucoup moins cher. Résultat : les patients restent prisonniers de traitements de marque, souvent hors de prix, parfois même indisponibles.
Cette situation alimente un phénomène inquiétant et révélateur du malaise : de plus en plus de malades chroniques, notamment atteints de cancer ou de diabète, traversent la frontière vers Ceuta pour acheter leurs médicaments à moindre coût. Un exil sanitaire silencieux, humiliant, qui en dit long sur l’échec des politiques publiques en matière de régulation des prix.
Car le problème est structurel. Les baisses ponctuelles de prix annoncées ici et là ne sont que des pansements sur une plaie béante. Tant que la chaîne de distribution restera sous l’influence de groupes d’intérêt, tant que la concurrence sera entravée, les tarifs resteront artificiellement élevés. Les patients, eux, continueront de payer le prix fort ,parfois au détriment de leur santé.
Autoriser les pharmaciens, sous conditions strictes, à substituer un médicament par son équivalent générique apparaît pourtant comme une solution de bon sens. Dans de nombreux pays, ce mécanisme a permis de faire baisser significativement les coûts tout en garantissant l’efficacité des traitements. Mais au Maroc, cette réforme se heurte à des résistances tenaces, alimentées par ceux qui profitent du statu quo.
Le Conseil de la concurrence plaide pour une approche plus ambitieuse : réorganiser le marché, renforcer la transparence, améliorer la gestion des stocks et, surtout, libérer la concurrence. Une expérimentation encadrée du droit de substitution pourrait marquer un premier pas vers une véritable justice sanitaire.
Car au fond, la question est simple : faut-il protéger les marges des laboratoires ou la santé des citoyens ? Tant que ce choix ne sera pas clairement tranché, les malades continueront de faire leurs valises… direction Ceuta, à la recherche de traitements devenus inaccessibles dans leur propre pays.
Au Maroc, se soigner devient un luxe que des milliers de citoyens ne peuvent plus se permettre. Derrière les discours officiels sur l’accès aux soins, une réalité brutale s’impose : les prix des médicaments restent excessivement élevés, dictés en grande partie par des lobbies pharmaceutiques puissants qui verrouillent le marché et freinent toute véritable concurrence.
Dans un avis publié début mars, le Conseil de la concurrence met en lumière une faille majeure du système : l’absence d’un véritable droit de substitution. Aujourd’hui, les pharmaciens sont quasiment contraints de délivrer le médicament prescrit, même lorsqu’il existe un générique beaucoup moins cher. Résultat : les patients restent prisonniers de traitements de marque, souvent hors de prix, parfois même indisponibles.
Cette situation alimente un phénomène inquiétant et révélateur du malaise : de plus en plus de malades chroniques, notamment atteints de cancer ou de diabète, traversent la frontière vers Ceuta pour acheter leurs médicaments à moindre coût. Un exil sanitaire silencieux, humiliant, qui en dit long sur l’échec des politiques publiques en matière de régulation des prix.
Car le problème est structurel. Les baisses ponctuelles de prix annoncées ici et là ne sont que des pansements sur une plaie béante. Tant que la chaîne de distribution restera sous l’influence de groupes d’intérêt, tant que la concurrence sera entravée, les tarifs resteront artificiellement élevés. Les patients, eux, continueront de payer le prix fort ,parfois au détriment de leur santé.
Autoriser les pharmaciens, sous conditions strictes, à substituer un médicament par son équivalent générique apparaît pourtant comme une solution de bon sens. Dans de nombreux pays, ce mécanisme a permis de faire baisser significativement les coûts tout en garantissant l’efficacité des traitements. Mais au Maroc, cette réforme se heurte à des résistances tenaces, alimentées par ceux qui profitent du statu quo.
Le Conseil de la concurrence plaide pour une approche plus ambitieuse : réorganiser le marché, renforcer la transparence, améliorer la gestion des stocks et, surtout, libérer la concurrence. Une expérimentation encadrée du droit de substitution pourrait marquer un premier pas vers une véritable justice sanitaire.
Car au fond, la question est simple : faut-il protéger les marges des laboratoires ou la santé des citoyens ? Tant que ce choix ne sera pas clairement tranché, les malades continueront de faire leurs valises… direction Ceuta, à la recherche de traitements devenus inaccessibles dans leur propre pays.


