Ramadan : Ras-le-bol général , appel au boycott des chaînes publiques et colère contre la gestion opaque de la SNRT

منذ 4 ساعات
Ramadan : Ras-le-bol général , appel au boycott des chaînes publiques et colère contre la gestion opaque de la SNRT

Chouaib Sahnoun
L’idée d’une journée sans télévision publique en plein Ramadan enflamme les réseaux sociaux. Ce qui pouvait sembler, au départ, une simple campagne symbolique prend désormais l’allure d’un véritable mouvement de contestation contre les chaînes 2M et Al Oula, et, au-delà, contre la gestion jugée arrogante et déconnectée de la SNRT.
À l’origine de cette initiative, une association en cours de création pour la défense des droits du téléspectateur. Inspirée des organisations de protection des consommateurs, elle appelle à une mobilisation nationale : éteindre, le temps d’une journée, les chaînes publiques pour dénoncer ce qu’elle considère comme une insulte répétée à l’intelligence et à la dignité du public marocain.

Une programmation décriée, financée par le contribuable.
Chaque année, le même constat revient avec insistance : malgré des budgets conséquents issus des deniers publics, les programmes diffusés pendant le mois sacré peinent à convaincre. Pire, ils suscitent souvent indignation et lassitude. Entre humour jugé lourd, productions bâclées et contenus parfois vulgaires, les téléspectateurs dénoncent une télévision qui semble avoir renoncé à toute exigence de qualité.
Le paradoxe est frappant : jamais l’audience n’est aussi élevée qu’en Ramadan, mais jamais la défiance n’a été aussi forte. Les chaînes publiques profitent d’une audience captive, non par adhésion, mais par habitude, installant une forme de monopole passif déconnecté des attentes réelles du public.

Une direction accusée de mépris et d’impunité.
Au cœur des critiques, la gouvernance de la SNRT. Son patron est accusé par de nombreux observateurs et internautes de se comporter comme s’il était au-dessus de tout contrôle, gérant un service public comme une propriété privée. Les reproches sont sévères : absence de transparence, gaspillage des fonds publics, refus d’écouter les critiques, et surtout, une impression persistante d’impunité.
Pour beaucoup, il ne s’agit plus seulement d’un problème de programmes ratés, mais d’un système verrouillé où la reddition des comptes est inexistante. Comment justifier que des productions largement critiquées continuent d’être financées année après année, sans remise en question ni audit public sérieux ?

Vers un débat national ?
L’association à l’origine de l’appel au boycott ne compte pas s’arrêter là. Elle envisage de porter le débat au Parlement afin d’imposer une réflexion nationale sur le rôle, la mission et surtout la gestion des médias publics.
Car derrière cette fronde populaire, une question de fond se pose : à qui appartient réellement la télévision publique ? Aux citoyens qui la financent, ou à une élite dirigeante qui semble en disposer sans contrôle ?

Un signal d’alarme.
Cet appel à une “journée sans télévision publique” dépasse largement le simple cadre d’un boycott ponctuel. Il traduit une exaspération profonde face à ce qui est perçu comme un mépris institutionnalisé.
Si rien ne change, ce mouvement pourrait bien marquer le début d’une rupture durable entre les citoyens et leurs médias publics, un désaveu lourd de conséquences pour la crédibilité de l’audiovisuel national.

اترك تعليق

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *


شروط التعليق :

عدم الإساءة للكاتب أو للأشخاص أو للمقدسات أو مهاجمة الأديان أو الذات الالهية. والابتعاد عن التحريض الطائفي والعنصري والشتائم.


الاخبار العاجلة

نستخدم ملفات الكوكيز لنسهل عليك استخدام موقعنا الإلكتروني ونكيف المحتوى والإعلانات وفقا لمتطلباتك واحتياجاتك الخاصة، لتوفير ميزات وسائل التواصل الاجتماعية ولتحليل حركة الزيارات لدينا...لمعرفة المزيد

موافق