
Chouaib Sahnoun
À l’approche de la Coupe du monde 2026, la sélection marocaine accélère sa transformation interne. Les Lions de l’Atlas entrent dans une nouvelle phase de structuration avec le renforcement stratégique de leur cellule d’analyse de performance. À l’heure où le tournoi nord-américain (États-Unis, Mexique, Canada) se profile, la Fédération affiche une ambition claire : professionnaliser chaque détail pour maximiser la compétitivité du groupe.
Cette évolution organisationnelle intervient alors que l’avenir du sélectionneur Walid Regragui demeure au centre des débats. Mais au-delà des spéculations, l’appareil technique, lui, se consolide.
Un analyste belge pour affiner la machine marocaine
Selon plusieurs sources concordantes, un analyste de performance belge vient d’intégrer le staff de l’équipe nationale A. Sa mission : renforcer la cellule spécialisée dans l’étude statistique, l’analyse tactique et le décodage approfondi des adversaires.
Ce choix n’a rien d’improvisé. Le technicien connaît déjà l’écosystème fédéral marocain pour avoir collaboré avec Mohamed Ouahbi chez les U20. Leur coopération, notamment lors du Mondial U20 au Chili, avait permis de moderniser les outils d’évaluation des performances collectives et individuelles.
Son expertise aurait également été sollicitée lors de la récente Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc, où son apport méthodologique aurait convaincu les décideurs de l’intégrer durablement au sein de l’équipe première.
L’analyse de performance, nerf du football moderne
Dans le football contemporain, la donnée est devenue une arme stratégique. L’analyse de performance dépasse désormais le simple relevé statistique. Elle englobe :
L’étude des séquences de jeu et des schémas tactiques adverses
L’évaluation des charges de travail et de la récupération
L’anticipation des scénarios de match
L’optimisation des transitions offensives et défensives
Le nouvel analyste viendra épauler Moussa El Habchi, responsable principal du département performance. L’objectif : raffiner la lecture des matches, accélérer la prise de décision et améliorer la réactivité tactique en compétition.
À ce niveau d’exigence, chaque détail compte. Chaque donnée exploitée peut faire basculer un match.
Un Mondial inédit, un défi multidimensionnel
La Coupe du monde 2026 sera la première édition organisée conjointement par trois pays. Un défi logistique majeur, avec des déplacements longs, des climats variés et un calendrier élargi.
Dans ce contexte, la performance ne se limite pas au rectangle vert. Elle implique :
Une planification scientifique des cycles d’entraînement
Une gestion millimétrée de la récupération
Une adaptation aux environnements multiples
Une veille tactique permanente sur les adversaires potentiels
Le renforcement du staff s’inscrit dans cette vision globale : préparer le Maroc non seulement à jouer, mais à maîtriser tous les paramètres de la haute compétition.
Regragui dans l’attente, la Fédération avance
Les spéculations autour de l’avenir de Walid Regragui alimentent toujours le débat sportif national. Maintien ou changement à la tête de la sélection ? Aucune clarification officielle n’a encore été annoncée.
Mais un signal est clair : indépendamment de l’incertitude sur le banc, la Fédération consolide son architecture technique. La priorité semble être la stabilité méthodologique et la montée en compétence interne.
Une montée en puissance méthodique
La préparation des Lions de l’Atlas pour 2026 repose désormais sur trois piliers :
Professionnalisation accrue du staff
Exploitation avancée des données
Anticipation tactique permanente
Ce virage confirme une tendance lourde du football international : la performance se construit autant dans les salles d’analyse que sur le terrain.
À mesure que l’échéance nord-américaine se rapproche, le Maroc affiche une ambition structurée et réfléchie. Modernisation des outils, renforcement des compétences, consolidation organisationnelle : les Lions de l’Atlas veulent aborder le Mondial 2026 avec une rigueur scientifique à la hauteur de leurs ambitions.
Les prochains mois diront si cette stratégie méthodique permettra au Maroc de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale.




