
Chouaib.S
Le feuilleton juridique de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre dans une phase décisive. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé que sa sentence était attendue à la fin du mois de novembre. Une échéance cruciale pour le Maroc et le Sénégal, dont le différend continue de susciter de vives réactions dans le monde du football africain.
Le compte à rebours est désormais lancé. Après l’audience à huis clos organisée le 8 octobre dernier à Lausanne, les arbitres du TAS poursuivent leurs délibérations afin de rendre une décision motivée sur le contentieux opposant les deux camps à la suite des événements survenus lors de la finale de la CAN 2025.
Dans un communiqué publié le lundi 19 octobre, la juridiction sportive a confirmé que le processus de délibération se poursuivait. Le verdict, attendu à la fin du mois de novembre, devra apporter des éclaircissements définitifs sur les recours engagés et sur la décision prise précédemment par la Confédération africaine de football (CAF).
Le Maroc mise sur la solidité du dossier réglementaire.
Au cœur de cette bataille juridique figure la décision de la CAF relative à la finale, contestée par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le Sénégal cherche à faire réexaminer les mesures prises par l’instance continentale, tandis que le Maroc entend défendre la position consacrée par la décision initiale.
Pour les défenseurs de la position marocaine, le respect des règlements de la compétition et les conséquences des incidents survenus pendant la rencontre constituent des éléments déterminants. Mais il appartiendra au TAS, en toute indépendance, d’examiner les arguments des différentes parties et de trancher le litige.
L’enjeu dépasse ainsi la seule question du résultat sportif. Il touche également à l’autorité des règlements, à la responsabilité des fédérations et à la crédibilité des instances chargées de garantir le bon déroulement des compétitions africaines.
La Côte d’Ivoire et les soutiens au Maroc : attention aux interprétations
La question d’un éventuel soutien ivoirien à la position marocaine mérite, elle aussi, d’être examinée à partir de faits précis et de déclarations officielles. Il convient de ne pas confondre une prise de position institutionnelle, une interprétation médiatique et une validation formelle de la décision de la CAF.
Dans ce dossier particulièrement sensible, chaque déclaration et chaque démarche des fédérations concernées peuvent être interprétées comme un signal politique ou sportif. Toutefois, en l’absence d’une confirmation officielle établissant clairement la position de la Fédération ivoirienne de football, il serait prématuré d’affirmer que la Côte d’Ivoire a formellement apporté son soutien au Maroc dans ce contentieux.
Une telle clarification permettrait de mieux comprendre les rapports de force au sein du football africain, sans verser dans les conclusions hâtives.
Fin novembre, un rendez-vous décisif pour le football africain.
Dans son communiqué, le TAS a également rappelé que seules les informations diffusées par ses canaux officiels devaient être considérées comme faisant autorité. Un avertissement qui souligne l’importance de s’en tenir aux communications vérifiées, alors que les spéculations et les commentaires se multiplient autour de cette affaire.
La décision attendue à la fin du mois de novembre sera donc scrutée de près à Rabat comme à Dakar. Elle devra répondre aux arguments présentés par les parties et préciser les conséquences juridiques du différend.
D’ici là, chacun devra faire preuve de retenue. Car, dans cette affaire, ni les déclarations médiatiques ni les pronostics ne sauraient se substituer à une sentence arbitrale.
Au-delà du sort de la CAN 2025, c’est la capacité des instances du football africain à faire respecter leurs règlements et à garantir la crédibilité de leurs décisions qui se trouve au centre de ce bras de fer. Le dernier mot reviendra au TAS.



