
Chouaib.S
À l’approche de l’Aïd al-Adha, les déclarations de Mohamed Jebli, président de la Fédération marocaine des acteurs de la filière élevage, soulèvent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses. Derrière les chiffres annoncés, un paradoxe frappant illustre une réalité bien connue des Marocains : celle d’un marché dominé par des lobbies qui dictent leurs lois en toute impunité.
Selon Jebli, le Maroc devra cette année compter exclusivement sur son cheptel local, sans recourir à l’importation. Une situation qui, en théorie, devrait maintenir les prix à un niveau élevé. Et pourtant…
Aujourd’hui, le prix de la viande ovine oscille entre 120 et 150 dirhams le kilogramme. Mais, comme par enchantement, à l’approche de la fête, ce même prix devrait chuter à 60 voire 70 dirhams le kilo. Une baisse brutale, inexplicable économiquement, qui interroge : comment un produit peut-il perdre près de la moitié de sa valeur en quelques jours sans justification structurelle ?
Les récentes pluies et l’amélioration des pâturages sont certes évoquées, mais elles ne sauraient à elles seules expliquer un tel écart. En réalité, ce grand écart tarifaire met en lumière une mécanique bien huilée : celle de la spéculation et du contrôle du marché par des intermédiaires puissants.
Car ce cas n’est pas isolé. Au Maroc, que ce soit dans l’énergie, les médicaments, les carburants ou l’agroalimentaire, les mêmes schémas se répètent. Des groupes d’intérêt imposent leurs règles, manipulent l’offre et les prix, pendant que les autorités observent, souvent impuissantes, parfois silencieuses.
Résultat : le citoyen paie le prix fort toute l’année… avant de devenir, le temps d’une fête, le bénéficiaire d’une baisse soudaine qui ressemble davantage à une opération de communication qu’à une réelle régulation du marché.
Ce yoyo des prix n’est pas une fatalité économique, mais le symptôme d’un système déséquilibré, où la transparence reste l’exception et où la régulation peine à s’imposer.
À l’heure où les Marocains se préparent à célébrer un moment de partage et de solidarité, une question demeure : jusqu’à quand ces lobbies continueront-ils à tirer les ficelles, au détriment du pouvoir d’achat et de la confiance des citoyens ?
À l’approche de l’Aïd al-Adha, les déclarations de Mohamed Jebli, président de la Fédération marocaine des acteurs de la filière élevage, soulèvent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses. Derrière les chiffres annoncés, un paradoxe frappant illustre une réalité bien connue des Marocains : celle d’un marché dominé par des lobbies qui dictent leurs lois en toute impunité.
Selon Jebli, le Maroc devra cette année compter exclusivement sur son cheptel local, sans recourir à l’importation. Une situation qui, en théorie, devrait maintenir les prix à un niveau élevé. Et pourtant…
Aujourd’hui, le prix de la viande ovine oscille entre 120 et 150 dirhams le kilogramme. Mais, comme par enchantement, à l’approche de la fête, ce même prix devrait chuter à 60 voire 70 dirhams le kilo. Une baisse brutale, inexplicable économiquement, qui interroge : comment un produit peut-il perdre près de la moitié de sa valeur en quelques jours sans justification structurelle ?
Les récentes pluies et l’amélioration des pâturages sont certes évoquées, mais elles ne sauraient à elles seules expliquer un tel écart. En réalité, ce grand écart tarifaire met en lumière une mécanique bien huilée : celle de la spéculation et du contrôle du marché par des intermédiaires puissants.
Car ce cas n’est pas isolé. Au Maroc, que ce soit dans l’énergie, les médicaments, les carburants ou l’agroalimentaire, les mêmes schémas se répètent. Des groupes d’intérêt imposent leurs règles, manipulent l’offre et les prix, pendant que les autorités observent, souvent impuissantes, parfois silencieuses.
Résultat : le citoyen paie le prix fort toute l’année… avant de devenir, le temps d’une fête, le bénéficiaire d’une baisse soudaine qui ressemble davantage à une opération de communication qu’à une réelle régulation du marché.
Ce yoyo des prix n’est pas une fatalité économique, mais le symptôme d’un système déséquilibré, où la transparence reste l’exception et où la régulation peine à s’imposer.
À l’heure où les Marocains se préparent à célébrer un moment de partage et de solidarité, une question demeure : jusqu’à quand ces lobbies continueront-ils à tirer les ficelles, au détriment du pouvoir d’achat et de la confiance des citoyens ?




