
Chouaib Sahnoun
L’Observatoire marocain de protection du consommateur lance un avertissement ferme face à l’arrivée massive sur le marché national d’un produit présenté comme révolutionnaire : un « or massif pur » d’origine chinoise, qualifié d’or industriel ou synthétique. Derrière un marketing séduisant, l’organisme redoute un risque réel pour l’épargne de milliers de familles marocaines.
Un produit aux promesses séduisantes… mais ambiguës
Commercialisé sous l’appellation accrocheuse de « Hard Pure Gold », ce nouvel or affiche des caractéristiques flatteuses :
Pureté annoncée de 99,9 %
Solidité supérieure à l’or traditionnel
Légèreté remarquable
Résistance accrue aux rayures
Présenté comme une alternative moderne et accessible aux bijoux classiques, il cible principalement les jeunes consommateurs et les futurs mariés, attirés par des prix plus compétitifs et un design contemporain.
Mais derrière ces arguments commerciaux, une question cruciale demeure : s’agit-il réellement d’or d’investissement ou d’un simple matériau décoratif à faible valeur de revente ?
Transparence exigée avant toute commercialisation
Dans un communiqué officiel, l’Observatoire appelle à une régulation stricte avant toute mise en circulation de ce type de produit au Maroc. Il réclame notamment :
La divulgation claire du taux réel de pureté
La transparence sur les procédés de fabrication
Des garanties écrites précisant les conditions de revente
Une clarification sur sa véritable valeur marchande
L’organisme insiste pour que ces produits soient soumis à des analyses certifiées par des laboratoires agréés dès leur entrée sur le territoire. Il demande également que les vendeurs soient légalement tenus d’informer précisément les consommateurs sur la nature exacte du produit, afin d’éviter toute confusion ou tromperie.
Le risque d’une confusion dangereuse
Au cœur de l’inquiétude : la confusion entre l’or d’investissement traditionnel , valeur refuge par excellence , et cet « or industriel » à vocation essentiellement décorative.
Si la distinction n’est pas clairement établie, de nombreux acheteurs pourraient croire investir dans un actif sûr, alors qu’ils acquièrent un produit dont la valeur de revente pourrait être nettement inférieure à celle de l’or classique. Les premières victimes potentielles seraient les jeunes ménages, notamment ceux qui consacrent une part importante de leurs économies à l’achat de bijoux en vue d’un mariage.
Innovation oui, opacité non
L’Observatoire rappelle que l’innovation dans le secteur de la bijouterie n’est pas problématique en soi. Au contraire, elle peut dynamiser le marché et offrir de nouvelles alternatives aux consommateurs.
Mais l’innovation ne doit jamais se substituer à la transparence. La protection du pouvoir d’achat commence par une information claire, loyale et complète. Sans cela, ce qui est présenté comme une opportunité moderne pourrait se transformer en piège commercial sophistiqué.
Un appel à la vigilance des autorités
Face à cette situation, les autorités marocaines sont appelées à renforcer le contrôle du marché des métaux précieux afin de prévenir toute dérive susceptible d’entraîner des pertes financières importantes pour les citoyens.
Car au-delà d’un simple produit tendance, c’est la confiance dans la valeur refuge de l’or qui est en jeu , et avec elle, l’épargne de milliers de familles.
L’Observatoire marocain de protection du consommateur lance un avertissement ferme face à l’arrivée massive sur le marché national d’un produit présenté comme révolutionnaire : un « or massif pur » d’origine chinoise, qualifié d’or industriel ou synthétique. Derrière un marketing séduisant, l’organisme redoute un risque réel pour l’épargne de milliers de familles marocaines.
Un produit aux promesses séduisantes… mais ambiguës
Commercialisé sous l’appellation accrocheuse de « Hard Pure Gold », ce nouvel or affiche des caractéristiques flatteuses :
Pureté annoncée de 99,9 %
Solidité supérieure à l’or traditionnel
Légèreté remarquable
Résistance accrue aux rayures
Présenté comme une alternative moderne et accessible aux bijoux classiques, il cible principalement les jeunes consommateurs et les futurs mariés, attirés par des prix plus compétitifs et un design contemporain.
Mais derrière ces arguments commerciaux, une question cruciale demeure : s’agit-il réellement d’or d’investissement ou d’un simple matériau décoratif à faible valeur de revente ?
Transparence exigée avant toute commercialisation
Dans un communiqué officiel, l’Observatoire appelle à une régulation stricte avant toute mise en circulation de ce type de produit au Maroc. Il réclame notamment :
La divulgation claire du taux réel de pureté
La transparence sur les procédés de fabrication
Des garanties écrites précisant les conditions de revente
Une clarification sur sa véritable valeur marchande
L’organisme insiste pour que ces produits soient soumis à des analyses certifiées par des laboratoires agréés dès leur entrée sur le territoire. Il demande également que les vendeurs soient légalement tenus d’informer précisément les consommateurs sur la nature exacte du produit, afin d’éviter toute confusion ou tromperie.
Le risque d’une confusion dangereuse
Au cœur de l’inquiétude : la confusion entre l’or d’investissement traditionnel , valeur refuge par excellence , et cet « or industriel » à vocation essentiellement décorative.
Si la distinction n’est pas clairement établie, de nombreux acheteurs pourraient croire investir dans un actif sûr, alors qu’ils acquièrent un produit dont la valeur de revente pourrait être nettement inférieure à celle de l’or classique. Les premières victimes potentielles seraient les jeunes ménages, notamment ceux qui consacrent une part importante de leurs économies à l’achat de bijoux en vue d’un mariage.
Innovation oui, opacité non
L’Observatoire rappelle que l’innovation dans le secteur de la bijouterie n’est pas problématique en soi. Au contraire, elle peut dynamiser le marché et offrir de nouvelles alternatives aux consommateurs.
Mais l’innovation ne doit jamais se substituer à la transparence. La protection du pouvoir d’achat commence par une information claire, loyale et complète. Sans cela, ce qui est présenté comme une opportunité moderne pourrait se transformer en piège commercial sophistiqué.
Un appel à la vigilance des autorités
Face à cette situation, les autorités marocaines sont appelées à renforcer le contrôle du marché des métaux précieux afin de prévenir toute dérive susceptible d’entraîner des pertes financières importantes pour les citoyens.
Car au-delà d’un simple produit tendance, c’est la confiance dans la valeur refuge de l’or qui est en jeu , et avec elle, l’épargne de milliers de familles.





