
Chouaib.S
Dans un contexte marqué par la hausse généralisée du coût de la vie, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) qui choisissent de rentrer définitivement au pays bénéficient d’un coup de pouce bienvenu de l’Administration des douanes et impôts indirects. À l’occasion de l’opération Marhaba 2026, le plafond de la franchise douanière accordée sur les effets personnels et les biens non destinés à un usage commercial a été relevé de 30 000 à 40 000 dirhams.
Cette décision, présentée comme une adaptation aux effets de l’inflation, permet aux MRE de rapatrier davantage de biens sans avoir à s’acquitter des droits de douane et autres taxes à l’importation. Une mesure qui se veut à la fois un geste de reconnaissance envers la diaspora marocaine et une incitation au retour de compétences, de capitaux et d’expériences acquises à l’étranger.
Toutefois, cette générosité affichée reste strictement encadrée. La franchise de 40 000 dirhams ne peut pas être consacrée à l’importation massive d’un seul type d’article. Ainsi, un bénéficiaire ne pourra pas utiliser la totalité du plafond pour importer uniquement des chaussures, des cravates ou tout autre produit similaire. L’objectif est d’éviter les détournements à des fins commerciales sous couvert de déménagement personnel.
Les salariés, commerçants et membres des professions libérales profitent également d’avantages substantiels. Ils peuvent importer sans taxation leur mobilier usagé, leurs effets personnels, leurs vêtements en cours d’usage ainsi que plusieurs appareils électroménagers, neufs ou d’occasion, à raison d’un seul exemplaire par catégorie. Réfrigérateur, machine à laver ou cuisinière figurent parmi les équipements concernés.
Autre disposition importante : les matériels et outillages professionnels usagés bénéficient eux aussi d’une franchise pouvant atteindre 150 000 dirhams. Au-delà de ce seuil, les taxes habituelles demeurent applicables. Une mesure particulièrement intéressante pour les MRE souhaitant lancer une activité économique après leur retour au Maroc.
Les étudiants, les travailleurs de Gibraltar ou encore certaines catégories professionnelles spécifiques ne sont pas oubliés. Sous certaines conditions de résidence, ils peuvent également bénéficier de facilités douanières pour leurs biens personnels et leur équipement domestique.
Mais derrière ces avantages se cache une réalité administrative qui continue de compliquer la vie de nombreux MRE. Les franchises ne sont accordées qu’une seule fois par famille et nécessitent un important dossier justificatif : certificat original de changement de résidence, inventaire détaillé et signé des biens importés, respect des délais et des procédures imposés par les Douanes.
L’administration rappelle en outre que le changement de résidence et l’importation du mobilier doivent être effectués simultanément. Si le déménagement est fractionné en deux opérations, celles-ci doivent impérativement être réalisées par le même bureau douanier dans un délai maximal de six mois à compter de la délivrance du certificat de changement de résidence.
Si cette revalorisation du plafond constitue indéniablement une avancée appréciable pour les MRE, beaucoup estiment qu’elle demeure insuffisante face à l’explosion des prix des équipements ménagers et des coûts liés à un retour définitif. Pour nombre de familles, la véritable réforme attendue ne se limite pas à quelques milliers de dirhams supplémentaires de franchise, mais passe également par une simplification des procédures administratives souvent jugées lourdes, complexes et décourageantes.
En attendant une modernisation plus ambitieuse du dispositif, cette hausse à 40 000 dirhams représente néanmoins une bouffée d’oxygène pour les MRE qui préparent leur retour au pays après des années passées à contribuer à l’économie nationale par leurs transferts financiers, véritable pilier de l’économie marocaine.
Dans un contexte marqué par la hausse généralisée du coût de la vie, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) qui choisissent de rentrer définitivement au pays bénéficient d’un coup de pouce bienvenu de l’Administration des douanes et impôts indirects. À l’occasion de l’opération Marhaba 2026, le plafond de la franchise douanière accordée sur les effets personnels et les biens non destinés à un usage commercial a été relevé de 30 000 à 40 000 dirhams.
Cette décision, présentée comme une adaptation aux effets de l’inflation, permet aux MRE de rapatrier davantage de biens sans avoir à s’acquitter des droits de douane et autres taxes à l’importation. Une mesure qui se veut à la fois un geste de reconnaissance envers la diaspora marocaine et une incitation au retour de compétences, de capitaux et d’expériences acquises à l’étranger.
Toutefois, cette générosité affichée reste strictement encadrée. La franchise de 40 000 dirhams ne peut pas être consacrée à l’importation massive d’un seul type d’article. Ainsi, un bénéficiaire ne pourra pas utiliser la totalité du plafond pour importer uniquement des chaussures, des cravates ou tout autre produit similaire. L’objectif est d’éviter les détournements à des fins commerciales sous couvert de déménagement personnel.
Les salariés, commerçants et membres des professions libérales profitent également d’avantages substantiels. Ils peuvent importer sans taxation leur mobilier usagé, leurs effets personnels, leurs vêtements en cours d’usage ainsi que plusieurs appareils électroménagers, neufs ou d’occasion, à raison d’un seul exemplaire par catégorie. Réfrigérateur, machine à laver ou cuisinière figurent parmi les équipements concernés.
Autre disposition importante : les matériels et outillages professionnels usagés bénéficient eux aussi d’une franchise pouvant atteindre 150 000 dirhams. Au-delà de ce seuil, les taxes habituelles demeurent applicables. Une mesure particulièrement intéressante pour les MRE souhaitant lancer une activité économique après leur retour au Maroc.
Les étudiants, les travailleurs de Gibraltar ou encore certaines catégories professionnelles spécifiques ne sont pas oubliés. Sous certaines conditions de résidence, ils peuvent également bénéficier de facilités douanières pour leurs biens personnels et leur équipement domestique.
Mais derrière ces avantages se cache une réalité administrative qui continue de compliquer la vie de nombreux MRE. Les franchises ne sont accordées qu’une seule fois par famille et nécessitent un important dossier justificatif : certificat original de changement de résidence, inventaire détaillé et signé des biens importés, respect des délais et des procédures imposés par les Douanes.
L’administration rappelle en outre que le changement de résidence et l’importation du mobilier doivent être effectués simultanément. Si le déménagement est fractionné en deux opérations, celles-ci doivent impérativement être réalisées par le même bureau douanier dans un délai maximal de six mois à compter de la délivrance du certificat de changement de résidence.
Si cette revalorisation du plafond constitue indéniablement une avancée appréciable pour les MRE, beaucoup estiment qu’elle demeure insuffisante face à l’explosion des prix des équipements ménagers et des coûts liés à un retour définitif. Pour nombre de familles, la véritable réforme attendue ne se limite pas à quelques milliers de dirhams supplémentaires de franchise, mais passe également par une simplification des procédures administratives souvent jugées lourdes, complexes et décourageantes.
En attendant une modernisation plus ambitieuse du dispositif, cette hausse à 40 000 dirhams représente néanmoins une bouffée d’oxygène pour les MRE qui préparent leur retour au pays après des années passées à contribuer à l’économie nationale par leurs transferts financiers, véritable pilier de l’économie marocaine.


